Minéral, sq
le fait entrer jusqu’à deux fois dans la composition d’un collier. Mais un métal précieux était une matière assurément très-convenable pour former un collier, et ce qui le prouve ici meme, c’est l’emploi de l’or conjointement avec l’électre. Deux métaux précieux n’en devaient que mieux remplir cette destination. Dans le Traité sur Vorichalqae^ l’auteur de l’hymne *homérique à Vénus nous a montré les Heures attachant aux oreilles delà déesse un ornement d’orichalque et d’or :
’AvOsiJ.’ Ôp£t)(aAXOU /pUCJOÏO T£ TiavjEVTOc; ^
Que faut-il donc entendre par cet électre métal, qui n’était ni l’ambre jaun.e ni le composé d’or et d’argent? Une substance de ce règne idéal dont nous avons parlé, une production de cette minéralogie mythique dont nous avons montré l’existence par le fait bien constaté de l’orichalque fabuleux. On devra désormais, en effet, reconnaître comme une vérité que les anciens poètes créaient eux-mémes des substances, et, dans leurs fictions inépuisables, enrichissaient la nature de corps imaginaires. Mais les Grecs, pleins de respect pour ces créations du génie, les réalisaient ensuite, et mettaient une chose sous ce qui n’avait été qu’un nom. Ainsi en arriva-t-il pour l’électre; et de là ses nombreuses transformations, mais toutes dérivées de son point de départ, et justifiées par l’idée qui avait inspiré le nom meme. Les poètes, nous l’avons dit, n’avaient que voulu faire songer à un métal tenant quelque chose de l’éclat du soieil, métal aussi précieux et plus brillant que l’or dont ils