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le rapprochaient toujours ; et les Grecs, fidèles à ces intentions, appelèrent électre tout ce qui leur parut avoir de fèclat, du brillant et de la transparence h
11 ne faudrait cependant pas croire que dans le cours de ses changements successifs, f èlectre ne se soit point arreté quelquefois, pour remonter à sa source, et reprendre son sens primitif. Il eut encore ici la destinée de forichalque; et longtemps après qu’il fut devenu le signe d’une réalité, on le rappela pour lui faire représenter l’abstraction originelle.
C’est sous cette acception renouvelée que Virgile l’emploie évidemment. Vénus est allée demander à Vulcain des armes pour Énée, et le divin forgeron, heureux de plaire cette fois, s’empresse d’offrir tout ce que pourra produire son art à l’aide des métaux : « Tout ce qui se peut faire, dit-il, avec le fer ou l’élecc( tre fondu. »
Quod fieri ferro liquidove potest electro
On s’attendait au moins à l’énumération des métaux qui entrent dans la composition du bouclier d’Achille; le poète latin s’est contenté d’en signaler deux, les deux
1 . On dirait même que pour mieux rendre l’incertitude de la nature de l’objet, ils évitèrent d’en fixer le nom dans un même genre, le faisant tantôt masculin, tantôt féminin, tantôt neutre.
Pour le masculin d’vjXsxTpoç, voy. Sophocle i019), et
sur ce vers le sclioliaste Triclinius; voy. aussi une note érudite de Fr. A. G. TSlicephor, Blemmidæ duo opiisc, geo^.^
Pour le féminin d’viXejcTpoç, voy, Aristophane {Equit,, 532) et son scholiaste.
Quant au neutre viXexTpov, c’est le genre le plus autorisé du mot.