Æ/2., VIII
extrêmes : le plus obscur et le plus brillant. Mais l’or ne lui a pas suffi pour exprimer le dernier terme; il a recouru à une substance qui résumait en elle le cuivre, l’argent et For, et qui faisait songer encore au delà, il a recouru à Félectre.
Maintenant, si nous parcourons la description du travail de Vulcain, nous voyons que le divin artiste a mis en œuvre For, Fargent, le cuivre et le fer. Quant à Félectre, le poète ne le signale que comme ayant servi de matière pour les bottines du héros (les jambards) :
Tum leves ocreas electro auroque recocto
Je n’bésite pas non plus à voir une allusion à Félectre fabuleux dans ce passage où Lucien, parlant des chaînes allégoriques de FHercule gaulois, le même que le Mercure grec, nous dit que « Les liens dont il se cc servait étaient de minces chaînes d’or et d’électre, (c semblables aux plus beaux colliers. — siaiv ai
(c crsipal T^STTxal 7l"X£/.Tpou £ipyac)[/.£vat, op[xotç £ol-
« y-uiai Toîç y.cfXkia'iov;^ . »
Tel fut le rôle exclusif de Félectre pendant son premier âge, c’est-à-dire pendant toute la durée qui comprend Homère, Hésiode et les deux siècles suivants.
l’électre est pris pour l’ambre jaune, ou succin.
Voici la première substance réelle et définie qu’ait représentée Félectre. C’est ce bitume formé, selon les uns, par l’épaississement d’une résine que la mer dé-