‹ Les métaux dans l'antiquitéChapitre 217 sur 248 · Ap. Strabon,, IX, p. 397. ( i · texte numérisé non relu

Ap. Strabon,, IX, p. 397. ( i

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et qui a valu au père de Thistoire des reproches aussi durs qu’immérités.

Qui ne sait Thistoire de Phaéthon, le fils du Soleil et de Clymène, qui ayant imprudemment obtenu la conduite du char de son père, menaçait le monde d’un embrasement universel, par son ignorance à diriger le fougueux attelage, lorsqu’il fut frappé de la foudre de Jupiter, et précipité dans l’Éridan, le fleuve d’Italie qu’on appelle Padus? Qui ne sait en même temps que les filles du Soleil, les Héliades, sœurs de Phaéthon, désolées du malheur de leur frère, le pleuraient sans interruption, lorsqu’elles furent métamorphosées en peupliers, et leurs larmes converties en électre, distillant de leur forme nouvelle?

Cette fable est relativement récente dans la mvthologie, et il n’en faut croire ni le mythographe Hygin^, ni le scholiaste de Germanicus^, ni le grammairien Lactance Placide % qui la mettent sur le compte d’Hésiode ; car elle se trouve en désaccord avec la tradition même qu’a suivie Hésiode relativement à Phaéthon. La critique me fournit encore d’autres raisons, j’ai toujours pensé que dans ces auteurs le nom d’Hésiode avait usurpé celui d’Eschyle ; car nous allons Voir que c’est à des poètes tragiques qu’est due l’invention de cette fable. Mais il y a plus, les auteurs eux-iïiémes nous viennent en aide. On sait, en effet, qu’Hygin a principalement exposé les fables des poètes dramatiques; et Lactance lui-même indique clairement le nom d’Eschyle, lorsqu’il dit : « Les

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2e German. Arat, Phænom<,, ad v. 366.

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