Narrai, FabiiU Ovid,^ p. 796, ed. Staver
c( larmes des Héliades furent converties en ëlectre,
« comme le montrent Hësiode et Euripide. — La- (( crimæ earum, ut Hesiodus (leg. Æschylus) et Euri- , (( pides indicant, in electrum sunt conversæ. » Hésiode n’est-ce pas ici Eschyle? du reste, prouvons-le.
Les premiers qui firent connaître à la Grèce l’ambre jaune, paraissent avoir été des marchands phéniciens, qui l’apportèrent des côtes de la Baltique. Ils dûrent apprendre aux Grecs, selon la conjecture trèsvraisemblable de Wesseling^ que la rivière qui le leur fournissait, s’appelait Bhodaune^ rivière, en effet, qui se jette dans la Vistule, laquelle a son embouchure dans la Baltique. Ce nom de Rhodaune^ qui sonnait un peu barbarement à des oreilles grecques, fut naturellement changé en celui à^Eridaitj déjà connu. Mais toutes les difficultés ne se trouvent point par là résolues, et il en reste encore beaucoup d’autres sur lesquelles on nous laisse sans lumière. D’où vint le nom d’électre à l’ambre jaune? Comment FEridan de la Baltique se changea-t-il en Éridan de l’Adriatique? Et pourquoi l’origine fabuleuse du succin fut-elle célébrée sur les bords du Padus, au lieu de Fétre sur les bords de la Vistule? Le Padus enfin s’appelait-il Éridan avant la découverte de Félectre? Telles sont les questions qu’il s’agirait de résoudre.
Quand le succin parut pour la première fois aux yeux des Grecs, leurs souvenirs poétiques dûrent se' réveiller; la transparence lumineuse et dorée de cette résine leur rappela le métal fabuleux auquel la poésie avait donné le nom même du soleil, et dans leur en-