Ad Herodot. 1. c
ihousiasme, ils appelèrent aussi électre la substance nouvellement connue.
Mais l’esprit grec n’en resta pas là ; une fois en mouvement^ il ne se reposait qu’après l’enfantement d’une fable. S’agissait-il, par exemple, de quelque découverte? une fable aussi tôt en entourait le berceau, en consacrait le souvenir. Ici ce furent les poètes tragiques qui se chargèrent de la fiction. Pline, après avoir rappelé le sort de Pbaélhon foudroyé et la métamorphose de ses sœurs en peupliers et de leurs larmes en électre, ajoute : « Et ce nom ^électre est venu de « ce que le soleil est fréquemment appelé Élector ('/)};£- (( y-Tcop), comme Font dit la plupart des poètes, et (( les premiers, à ce que je crois, Eschyle, Pbiloxène, (c Nicandre, Euripide, Satyrus. — Et electrum appel- {( latum, quoniam sol vocitatus sit Elector^ plurimi « poetæ dixere, primique, ut arbitror, Æscbylus, Phi- « loxenus, Nicander, Euripides, Satyrus ^ »
Une autorité plus grave, selon moi, que celle de Pline dans celte circonstance, un grammairien des Scholies antiques sur VOdjssée^ après avoir conté la métamorphose des Héliades, termine ainsi son récit : c( i(7Top(a Twapà tolç Tpot'^ixorç — L’histoire se
(( trouve chez les tragiques. »
A l’appui de ces assertions on peut faire valoir qu’Escbyle avait composé une tragédie intitulée les Héliades^ dont nous possédons encore quelques restes^; qiF Euripide avait également composé sur le même su-