‹ Les métaux dans l'antiquitéChapitre 220 sur 248 · Ad Odyss. P', 208, p. 481, ed. Buttmann · texte numérisé non relu

Ad Odyss. P', 208, p. 481, ed. Buttmann

3, On peut consulter sur cette tragédie une dissertation spéciale de Hermann {Opuscul,^ t. III, p. 1 30-1 42).

jet une pièce intitulée Phaéthon^ dont ii subsiste d’assez nombreux fragments, et qu’il a célébré la douleur des Héliades et la conversion de leurs larmes, dans son Hippoljte *.

Nous sommes donc bien assurés que ni la fable des Héliades, ni le nom à'électre^ appliqué à l’ambre jaune, ne se rencontrent chez aucun poète antérieur à Eschyle.

Comment s’est- il fait maintenant que les poètes dramatiques aient placé la scène de la métamorphose en Italie? Faudrait -il croire que le succin , transporté du golfe Codanus , ou la Baltique, à travers la Pannonie et l’Illyrie jusqu’aux embouchures du Pô, ait passé de là en Grèce, et que les Grecs, persuadés que la substance tirait son origine du fleuve, aient supposé sur ses bords l’âvenlure de Phaéthon? C’est l’explication qui a été à peu près donnée par Pline, et que l’on a reproduite de nos jours. L’auteur de V Histoire naturelle nous dit, en effet : « Certum « est gigni in insulis septentrionalis Oceani, et a Gerce manis appellari glessum, Afferlur a Germanis in a Pannoniam maxime provinciam : inde Veneti pri- « mum, quos Græci Henetos vocant, rei famam fe- « cere®. — Il est certain que le succin est produit a dans les îles de l’Océan septentrional, et qu’il est (( appelé par les Germains glessum. Ces Germains l’apte portent principalement dans la province de Pannoee nie : de là les Vénètes, que les Grecs appellent U Flénètes, mirent d’abord la substance en vogue. »

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