‹ Les métaux dans l'antiquitéChapitre 225 sur 248 · Nat. Hist., XXXVII · texte numérisé non relu

Nat. Hist., XXXVII

a — Comme nos anciens croyaient que c’ëtait le suc a d’un arbre, ils l’ont appelé jfour cela succin. y> De là il suit que le nom de succinum est antérieur à Pline; mais il ne faudrait pourtant pas trop presser ce mot priscus^ qui éloigne quelquefois assez peu l’objet auquel on l’applique.

Ambre ^ dans la basse latinité, s’est dit ambrum^ d’où est venu notre mot ambre : on le dérive généra* lement de l’arabe anbar.

l’électre est pris pour l’or.

Dans Y Antigone, Sophocle fait dire par Créon à Tirésias :

KepSaiVEx’, IfATToXaTS tov Trpoç SapSswv ’'HX£xrpov, eî ^ouXeaôs, xai tov ’IvSixov XpUdOV

« Enrichissez-vous, acquérez l’électre de Sardes, si (c vous voulez, et l’or de l’Inde. »

De quel métal est-il ici question? Serait-ce d’un or allié d’argent? Le poète y songe si peu, que son intention est, au contraire, de citer deux espèces de l’or le plus pur,* la première surtout. Les anciens ne s’y sont point trompés ; Eustathe fait meme à Sophocle un reproche d’avoir abusé de la licence poétique : « Le « poète tragique, dit-il, a appelé l’or électre, par un

abus de la poésie, qui lui a fait prendre une espèce (f pour une autre. — ^'HX.£>CTpov, Tov.^^pucrov oiiTco xxlsaaç (( TuotTiTütwTspov gv To) ‘kaêeiv ei^oç àvTi gfôouç*. » Et ailleurs,

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