‹ Les métaux dans l'antiquitéChapitre 226 sur 248 · Ad //., B^ 865, p · texte numérisé non relu

Ad //., B^ 865, p

revenant sur cette confusion : « Sophocle a osé appeler « l’or lui-méme électPe, — £to>>[xvi(7£ >taV auTov

« Tov '/iX£/-Tpov £i7V£iv\ » Lc schoüaste de Sophocle, Démétriiis Triclinius, commentant ces vers, nous dit : « Il y a, en effet, dans la Lydie, près de Sardes®, le « fleuve Pactole, qui fournit aux habitants de cette cc ville des paillettes d’or. Le poète appelle donc l’or a électre^ à cause de sa pureté; car l’électre est ainsi. « — ’Ev yàp T'A ttV/iciov 2ap<^e(ov 6 IlaxToAoç èrjTi TTOTa-

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Mais, en l’absence de ces témoignages, ne suffirait-il pas, pour mettre en évidence l’intention de Sophocle, de remarquer qu’il fait allusion à l’or en paillettes, le plus pur que connussent les anciens, et que nous offre la nature? « Il n’est point d’or, assure Pline, plus parfait « que celui qui est charrié par les eaux, comme ayant (( été rendu extrêmement brillant par sa course meme « et par le frottement. — Nec ullum absolutius aurum « est, ut cursu ipso trituque perpolitum^ »

« L’or arraché de ses mines, dit Buffon, et roulé fc dans le sable des torrents, a été choqué et divisé par « tous les corps durs qui se sont renconUés sur sa « route. Il est d’autant plus pur qu’il est plus divisé; « et cette différence se remarque en comparant ce « métal en paillettes avec l’or des mines; car il n’est (( qu’à vingt-deux karats dans les meilleures mines en « montagnes, souvent à dix-neuf ou vingt, et quel-

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