‹ Les métaux dans l'antiquitéChapitre 227 sur 248 · Nat, Hist., XXXIII · texte numérisé non relu

Nat, Hist., XXXIII

« quefois à seize et meme à quatorze, tandis que com- « mimément l’or en |aaillettes est à vingt-trois karats* (( et rarement au-dessous de vingt ^ »

l’ ELECTRE NE s’eST POINT PRIS POUR l/ ARGENT SEUL.

De la signification de for il semblait que l’électre dût passer tout naturellement à celle de l’argent; mais il n’en fut pas ainsi. Les anciens n’ont jamais donné à l’argent seul le nom à' électre, comme ils l’ont fait à l’or; et de cette observation découlent quelques conséquences importantes pour la connaissance du métal que nous étudions.

INous pouvons expliquer maintenant la raison pourquoi on ne donna à ce composé d’or et d’argent dont nous allons parler tout à l’heure, le nom d’électre, selon la juste remarque de Pline, que lorsque la proportion de l’alliage était un cinquième d’argent sur quatre cinquièmes d’or : « Ubicumque quinta argenti w portio est, electrum vocatur. » Supposez, en effet, trois cinquièmes d’argent sur deux cinquièmes d’or, et vous n’aurez guère que la blancheur de l’argent pur; supposez le mélange par moitié, et vous n’aurez encore qu’un blanc équivoque et insignifiant. Mais dans le premier alliage, le cinquième d’argent n’a fait que pâlir un peu la couleur naturelle de l’or, sans la dissimuler)

Nous pouvons aussi relever maintenant l’erreur de Servius et d’Isidore. Ces deux grammairiens, qui pré-

1 . On sait que l’or le plus épuré par notre art est à vingt-quatre karats.

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