De Metr., p. 2625, ed. Putsch
croire le docte baron. Il nous dit, en effet : « Assez (( semblables aux jongleurs de l’Amérique, ces Dac- « tyles de l’Asie cherchèrent d’abord à se rendre né- (c cessaires, en exerçant chez un peuple sauvage la « médecine. Ils y étaient devenus si habiles que leur « nom désigna longtemps en Grèce ceux qui profes- « saient cet art\ » Et, pour prouver ce qu’il avance, il nous renvoie à Hésychius, au mot ; or,
voici ce que nous lisons à l’article indiqué : « AazTuXtoç « ipap[/.aziT7iç, ôv 01 (papp/.azoTTüi'Xai eiwGaoi TaTrpaGZsiv âvTi « (pappt-azou. — Anneau médicinal , que les marchands U de drogues ont coutume de vendre en guise de {( remède. »
lEs’agit de ces anneaux prétendus magiques si connus, et dont nous aurons nous-mème occasion de parler un peu plus loin, anneaux que vendaient les charlatans comme ayant une vertu curative. Mais on voit la méprise du baron : l’excellent homme ! il a confondu ^azTu)^io; avec â^azTu'Xoç, il a pris un anneau pour un doigt ^ et transformé ainsi nos Dactyles en médecins ou plutôt en droguistes.
Bien que le nom des Dactyles ait toujours été allégorique , je crois avoir mis en évidence le caractère fondamental de ces personnages, en m’appuyant sur les témoignages de l’histoire et de la géographie. Plus tard, à mesure que nous avancerons, il s’y joindra le signe de reconnaissance, commun à tous ces Génies, et, pour ainsi dire, l’air de famille. Les Dactyles sont
1. Recherches sur les Mystères^ etc., p. 44 de la l”"® édition, et t. I, p. 60 de la 2®. Dans la 2® édition, on a supprimé le renvoi en laissant subsister dans le texte le fait principal dénué d’autorité.
donc essentiellement des métallurges qui prirent Fart à son point de départ; toutes leurs autres attributions ne reposent que sur des interprétations arbitraires du nom J et qui pouvaient être variées à Finfini, comme les caprices de l’esprit qui les imagina.