‹ Les métaux dans l'antiquitéChapitre 24 sur 248 · CABIRES · texte numérisé non relu

CABIRES

Leur descendance" — On en comptait trois ; noms profanes et mystiques qui leur furent donnés. — Us sortaient de la Phrygie, et furent soumis à Rhée. — Ils s’annoncent comme raétallurges par la contrée d’où ils viennent et les îles ou ils vont. — La Phrygie riche en mines. — Opinion des anciens sur une fusion primitive des métaux, due au hasard. Les uns plaçaient cet événement dans les Pyrénées; pourquoi? Les autres, dans la Phrvgie ; raisons sérieuses qui les y déterminaient. — De la Phrygie les Cabires passent dans la Samothrace; cette île dut posséder des mines de fer. — Ils se rendent à Lemnos, où tout les appelait, et de là à Imbros. — Les Cahires sont hahiles dans la forge, et mettent en œuvre les métaux. — Un mot sur Vulcain et sur les Cyclopes. — Dans le progrès de l’art métallurgique, les Cabires s’élèvent au second degré.

Liaison intime des Dioscures avec les Cabires; d’où vinrent ces rapports? — Les Dioscures sont adorés dans la Samothrace comme les autres Génies métallurges. Explication du prodige et de l’oracle qui les firent entrer en partage de ces honneurs. — Ils obtiennent dans le sanctuaire la prépondérance que les Cabires y avaient usurpée.

De tous les membres de la famille qui nous occupe, les Cabires sont ceux dont Fbistoire est la plus obscure, la plus embrouillée, et aussi la plus pauvre en renseignements. Toutefois, elle nous fournit quelques détails sur le caractère primitif que nous tenons à mettre en lumière.

« Phérécyde dit que de Cabira , fille de Protée, et (( de Vulcain, naquirent trois Cabires et trois nym-

« phes Cabirides, et qu’il y eut un culte particulier « pour les frères et un pour les sœurs. C’est sans (c doute à Lernnos et à Imbros, conlinue l’historien , (c que l’on fut particulièrement dans l’usage d’hono- « rer les Cabires; mais ils reçurent aussi des honneurs « dans les différentes villes de la Troade. — 4>£p£>tu^7iç « ^£ "kéyzi £x, Kaê£tpYiç ttiç npct>T£(oç y.ol\ 'H<pa(cTTOu Kaê£ipouç « Tp£i’ç '/.al vu[i,(paç Tp£iç Kaê£t.pi^ac'' é/-àT£pot.ç (^’Upoc y£V£GÔaL. (( MocliGTcc [;.£V oùv £v A‘/](xvco y.al '^I[/.êpw Toùç Kaê£tpouç Tipz-à- « g6oci Gup.ê£ê'/i>c£v* àXkk y.cà £v Tpoia /.axa 7rQ*X£içC »

Hérodote fait également les Cabires fils de Vulcain. Après avoir dit que Cambyse à Memphis entra dans leur temple, et qu’il brûla leurs statues, l’historien ajoute : « ’^EaTt. y-al TauTa 6[;.oTa toîgl tou 'HcpaiGTou* « TOUTOU ^£ G(p£aç Tzcd^aç, ‘kéyo'JGi £ivai^. — Ces statues « ressemblent aussi à celles de Vulcain , et l’on dit que « les Cabires sont fils de ce dieu. »

Acusilas donnait une généalogie un peu différente; Strabon, au même endroit : « Acusilas d’Argos dit « que de Cabira et de Vulcain naquit Casmilus; de ce- « lui-ci, trois Cabires, et de ces derniers les nymphes « Cabirides. — ’Ay.ouGiT^aoç 6 ’Apy£toç Ix. Raê£ip7]ç xal (( *H(paiGTou KaG[j.t.‘Xov 7^£y£t* tou Tp£i(; Kaê£ipou;, wv vu|x- « <paç KaêeipiSaç. »

Les plus imposants témoignages, celui des logographes et du père de l’histoire, s’accordent donc à faire descendre les Cabires de Vulcain.

D’après quelques auteurs, il semblerait, au rapport de Strabon, qu’on les eût faits aussi, comme les Cory-

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