‹ Les métaux dans l'antiquitéChapitre 232 sur 248 · Nat Hist., XXXIII · texte numérisé non relu

Nat Hist., XXXIII

portantes pour l’histoire de la métallurgie antique, et nous les devons mettre en lumière.

Il s’ensuit d’abord que les anciens donnaient surtout le nom d’électre à un alliage naturel, offrant les proportions requises. Mais comment s’assuraient-ils que ce métal réunissait en effet ces conditions ? A l’aide de la pierre appelée coticula, ou lapis Ljdius^ pierre Lydienne^ à l’aide de la pierre de touche, épreuve que Pline préconise avec son habituelle exagération, et qu’il donne comme le moyen d’estimer avec une admirable précision , mirahili ratione , la quantité d’or, d’argent ou de cuivre, qui se trouvait dans une mine*.

Il s’ensuit en second lieu que, lorsqu’on recourait aux procédés de l’art, pour faire de l’électre, il ne s’agissait pas de former un alliage entièrement artificiel, mais de prendre un électre déjà commencé par la nature, et de l’achever, en y ajoutant la quantité nécessaire d’argent. Fallait-il, par exemple, convertir en véritable électre l’alliage que Pline nous a cité comme ayant au sortir de sa mine un dixième d’argent? On ajoutait un autre dixième, et la proportion demandée se trou^^ vait régulière.' Mais pourquoi ne faisaient-ils pas l’opération plus complète ? Pour tirer parti de l’amalgame naturel, réservant l’or pur à d’autres usages.

On demandera peut-être encore d’où vient ‘qu’ils paraissaient tant tenir à cet électre proprement dit. Ils avaient pour cela -des motifs plus graves qu’on ne pense ; ils trouvaient à cet alliage une propriété singulière, et lui supposaient une vertu presque surna-

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