Ad Oc/jrss., A, 73, p
Cf lectre est principalement nn mélange d’or et d’ar- « gent. »
Finissons J en rappelant un emploi remarquable que Ton fit parfois de cet alliage ; on en fabriqua des monnaies. Lampride nous apprend qu’ Alexandre Sévère fit frapper à Feffigie d’Alexandre le Grand une quantité considérable de médailles, et qu’un certain nombre de ces monnaies étaient meme d’électre, mais que la plupart cependant étaient d’or : « Alexandri a liabitu nummos plurimos figuravit ; et quidem ele- (c ctreos aliquantos, sed plurimos tamen aureos \ »
Puisque nous en sommes sur les monnaies d’électre, signalons un abus où sont tombés quelques numismatistes.
Un rédacteur de la Revue Numismatique^ M. Ed. Lambert, conservateur de la Bibliothèque de Bayeux, à propos de quelques médailles gauloises, nous dit ; (f Ces pièces sont d’une espèce N électrum^ ou amal- « game d’or, d’argent et de cuivre, probablement dans a la proportion du tiers de chacun de ces métaux^. »
Jamais les anciens n’ont appelé électre un pareil amalgame, et l’on confond ici V électre avec la composition du cuivre corinthien^ alliage d’or, d’argent et de cuivre. Pline distinguait, en effet, trois espèces de cuivre corinthien : l’un où l’argent dominait, et qui était blanc; l’autre, ayant la couleur fauve de l’or; et le troisième offrant un mélange des trois métaux en proportion égale : « Ejus tria généra : candidum, argento c( nitore quam proxime accedens, in quo ilia mixtura