‹ Les métaux dans l'antiquitéChapitre 241 sur 248 · Revue Numismat,, nom qWq série, t. I, p · texte numérisé non relu

Revue Numismat,, nom qWq série, t. I, p

d’Hérodote, où l’historien parlant des demi -plinthes que Crésus envoya à Delphes, nous dit : « Que de ces « demi-plinthes quatre étaient d’or pur, pesant cha- « cune deux talents et demi; et que les autres étaient « d’or blanc, pesant deux talents, — Kal toutswv « (pGou ^puaoG Tscrcrapa, TpiTov -yi p/.iTaXavTov Ixacrvov IXzovTa' « Ta a7)^a7i[AiT:7ivGt.a, 7£uxoG^puc»oG, GTaG[/.ov ^t.Ta7avTa\ » Cet or blanc a été pris assez généralement pour de l’électre ; mais indépendamment de tout ce qu’il y a d’abusif et de téméraire dans une telle interprétation, j’affirme hardiment, d’après le poids et la couleur, que cet or devait contenir beaucoup trop d’alliage d’argent ou d’autre métal, pour mériter le nom d’électre.

Le meme jugement s’applique aux statères de l’Asie Mineure, dont Raoul-Rochette dit : « Les statères « frappés dans les divers Etats de l’Asie Mineure, pa- « raissent avoir été fabriqués de cet or connu des « Romains sous le nom ôlelectrum^ et presque blanc, « à cause de la quantité d’argent dont il est naturelc< lement allié. Je dis naturellement^ parce que les « différences de titre que la balance hydrostatique fait découvrir dans diverses pièces d’un poids et « d’une valeur identiques, prouvent que les Grecs « ignoraient la quantité de cet alliage, et par conséw quent, qu’il n’était point artificiel ^ »

Jamais les Grecs ni les Romains n’appelèrent vils- ZTpoç ou electrum, un or presque blanc ; nous avons déterminé plus haut quelle était la teinte requise pour autoriser le nom à' électre.

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