‹ Les métaux dans l'antiquitéChapitre 242 sur 248 · L^IÉLECTRE EST PRIS POUR LE LAITON , ET SE CONFOND · texte numérisé non relu

L^IÉLECTRE EST PRIS POUR LE LAITON , ET SE CONFOND

AVEC l’oRICHALQUE.

Ce que nous avons dit au sujet de la couleur que l’on supposa généralement à l’électre , faisait déjà pressentir le rôle qu’il avait encore à jouer. Après l’or, l’électre devait représenter la composition qui avoisine ce métal jusqu’à tromper les yeux; il devait représenter le laiton, Hésychius le définit d’abord par: a AaIotuttov ypuGiov^ — De l’or auquel on a fait pren- « dre une autre forme. » Et au mot suivant, il ajoute : c( MaTa'X^^ov ypuGi^ov. — Métal ressemblant à l’or. » Cet àX)^oTU7uov qui a beaucoup embarrassé, et qu’on a voulu changer de plusieurs manières différentes, toutes inadmissibles , signifie de l’or sous une autre forme que celle qu’il a naturellement, un métal ressemblant à l’or, comme l’explique Hésychius; partant, le laiton: ce sens va s’éclaircir et se préciser.

Sur les trois significations qu’Eustatbe a données du mot électre^ il signale en premier beu la suivante : « L’électre, dit-il, est peut-être bien aussi, comme on (c le croit généralement, une espèce de matière de (c la nature du cuivre, mais d’une qualité toute parti- (c culière, qui le distingue du cuivre simple. —

« ÎCTpOÇ ^£, IGCOÇ Y.cà uk'fl TIÇ, Y.d'ïk 'TOUÇ TZOXkoÙÇj JoCky.(xihç,

« i^iaiTaTTi, Tcapà tov aTrlwç ycû\x6v^. » Ici nous touchons au laiton,, et c’est dans ce sens que l’on prenait alors généralement Xélectre , jccctoc touç xol>.oi>ç , de l’aveu d’Eustatbe.

V, ’'HXexTpov.

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