‹ Les métaux dans l'antiquitéChapitre 27 sur 248 · Ad Argonaut.y I · texte numérisé non relu

Ad Argonaut.y I

Pausanias vient corroborer ces témoignages : « On « rapporte, dit-il, que le pays que les Pergaméniens ba- « bitent fut anciennement consacré aux Cabires. — *Hv « vqjiovTat oi nepya^vivol, Kaêsipwv Upav cpacrtv zivca to w apy^aiov^ »

Aucune tradition n’est venue nous apprendre qu’ils fussent fils de Rhée, la déesse de la Phrygie; mais nous les voyons soumis à sa toute-puissance comme tous les autres métallurges. Un grammairien du Lexique de Gude, après avoir remarqué que l’on écrivait aussi leur nom avec un simple i, au lieu de la diphthongue et, ajoute : « Kaêipoi £i(ji^a([/.ov2; xepl Tvjv 'Peav U oi/.7]cavT£(; 2a(xoÔpa>c7iv®. — Quant aux Cabires, '( ce sont des Génies au service de Rhée, qui habitè- « rent la Samothrace. »

Reprenons ces détails. Les Cabires sont fils de Vulcain; cette descendance annonce déjà leur vocation : qu’était-ce, en effet, que Vulcain? «On dit, raconte « Diodore de Sicile, que Vulcain fut l’inventeur de « tout ce qui concerne le travail du fer et du cuivre et « de l’or et de l’argent et de toutes les autres matières « qui se mettent en œuvre à l’aide du feu. — 'llcpatcTov « Se léjODGiv £up£TrjV y£V£c8at. ttiç Tr£pl tov cri(^7ipov èpjocGLOCç

« aTuacTiç xal '7T£pl tov ya7/-ov x.al apyupov, xal

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Ils tiraient leur nom de celui de leur mère, ou plutôt des montagnes de la Phrygie; et ce pays, d’où on les fait généralement sortir, va nous révéler encore leur aptitude et leur génie.

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