V. Kaêipoti
La Phrygie était riche en mines : « Au-dessus de la (( contrée des Abydéniens, dans la Troade, ditStrabon^ « se trouve la ville d’Astyra^ possédant des mines d’or, « qui maintenant donnent peu, épuisées qu’elles sont. « — 'Y7T6p>c£tTai (^è T71Ç Tc5v ’Aêu^7]vwv /o)paç, £v Tpwa^i, « Ta ’AaTupa, y^puc£Îa £y 0VTa, a vuv cTravta £C7tiv, é^avaT^w- « pL£va^ »
« Au-dessus de Cistbène, ville de la Troade, dans « l’intérieur des terres, dit encore Strabon, est une « mine de cuivre. — 'ÏTrép aÙT?iç, Iv t*^ ^.eaoyciiix, to t£ c( TOU ya‘X>tou pL£Ta7^);ov »
C’est dans ce meme pays, à Andira, que se trouvait la pierre calaminaire, dont nous nous sommes longuement occupé dans notre ouvrage sur l' Orichalque.
Enfin, c’est dans cette contrée que, selon la tradition, se produisit un événement d’une grande importance pour fart de la métallurgie. On sait que les anciens attribuaient au hasard la première fonte , des métaux. A la suite d’un incendie des forets, le métal que la terre recélait avait d’abord coulé en ruisseaux de feu, et s’était ensuite figé en lingots, et l’homme, témoin de cet effet, avait du meme coup découvert les métaux et l’art de les rendre fusibles. Lucrèce partageait cette opinion :
Quod siiperest, æs atque aurum ferrumqiie repertam est,
Et simnl argent! pondus, plumbique potestas,
Ignis iibi ingentes silvas ardore cremarat
Montibus in magnis *