Dionys., XXXVII, 500 sqq
Ce sont bien là maintenant des métallurges, on il n’y aurait plus de signes pour les reconnaître.
Après les traditions mythiques, consultons une autorité plus positive, celle des médailles.
Lorsque les Cabires furent devenus les dieux prépondérants de la Samotbrace, ils attirèrent d’abord à leur sanctuaire les peuples circonvoisins. Dès le quatrième siècle avant l’ère chrétienne, nous vovons la
Macédoine y envoyer ses jeunes enfants pour être initiés. Plutarque nous apprend que Philippe, étantencore tout jeune homme, se fit initier dans l’île sainte avec Olympias, qui n’était alors qu’une enfant, et que ce fut pendant ces cérémonies secrètes qu’il s’éprit d’amour pour elle. « AsysTat <ï>t7nT7iroç, sv 2a[xo0pocx.V] ’07upt.- « TUta^i (jufi.[/,u7i0£iç, aÙTOç T6 (/.eipocîaov wv sti, xixzeLYnç .nca^oç (c £paa6“flvat\ » Quelques siècles après, la Macédoine importa le culte même des Cabires, et montra pour l’un d’eux une profonde vénération, nous dit Lactance : <;< Macedones summa veneratione coluerunt Cabirum^ » Une des principales villes de cette contrée, Tliessalonique , se distingua par sa ferveur, et voulut perpétuer le souvenir de sa foi sur ses monnaies. Un grand nombre de médailles thessaloniciennes représentent sur la face une tête de femme
tourelée, Cybèle ou Rhée, et pour type de leurs revers un Cabire avec la légende KABEIPOC ; or, quels sont les attributs que Thessalonique a donnés à son Génie de prédilection? On dirait qu’elle s’est V inspirée du tableau que nous a offert Nonnus. Le