Hymn. I, 20 sqq
Dioscures ou Cabires ou Corybantes ou Samothraces : « ’Ex tou Aio(7X.oupotj ^ Kaêstpot vi KopuêaVTSç, 7\ 2a—
« (7.oôpax£ç ^ — De Sydyc naquirent les Dioscures ou « Cabires ou Corybantes ou Samothraces, »
Tous ces Génies, c’est-à-dire tous nos métallurges, passaient, nous venons de l’entendre, pour les protecteurs et les libérateurs de ceux qui les invoquaient sur terre ou sur mer, et on leur avait sans doute attribué ce rôle généreux de ce qu’ils furent les serviteurs de bhée et les gardiens de Jupiter. Remarquons, en effet, que, si tous ne furent pas nourriciers de Jupiter, tous ils furent du moins ministres de Rhée, ou zoDpot, selon l’acception particulière que donnaient les Grecs au mot, dans cette circonstance , comme il se verra quand nous en serons aux Curètes.
La puissance dont on les avait investis leur valut naturellement la qualification de dieux puissants ou grands dieux. Aussi, lorsque les Argonautes se rendent de la Troade dans la Samothrace, les voyons-nous acquitter pour la seconde fois les vœux qu’ils avaient adressés aux grands dieux,, en consacrant dans le temple des coupes, qui y subsistent encore à présent, ajoute Diodore de Sicile : « Toàç ApyovauTaç <paalv « £>c T^ç Tpwa^oç àvay^OfiVTa'ç , £iç 2apt.oÔpax7iv zopt.tc6'^vat, (c y,al TOtç [A£ya);ot,ç 6£oTç Ta; £Ùy^àç aTTO^ovTaç Tualiv, àva- « G£Tvat Ta; (pL(a)^aç £i; to T£p.£voç, Ta; çti y.aX vûv â“ta[JL£- « voucja;®. »
Tels étaient le culte et les titres augustes que recevaient depuis longtemps les dieux de la Samothrace,
1, Præpar. Evang., I, p. 36. ,