‹ Les métaux dans l'antiquitéChapitre 6 sur 248 · Ad Argonaut.^l · texte numérisé non relu

Ad Argonaut.^l

{( vrireut le fer dans la Crète. — Æs conflare et tem-

(c perare Aristoteles Lydum Scythen monstrasse ; Theo- (c phrastus Delam Plirygem putat ; ærariam fabricam

alii Clialybas, alii Cyclopas; fermm Hesiodus in

Greta eos qui vocati sunt Idæi Dactyli (1). »

Mais de là faut-il conclure qu’Hèsiode faisait les Dactyles Cretois? (]’est l’opinion de Lobeck, ou tout au moins voudrait-il infirmer le témoignage de Pline, en soupçonnant le compilateur d’avoir ajouté de son chef in Creta : « Nisi ille quos Hesiodus ambiguo noce mine Idæos vocaverat, suo arhitrio Idæ Creticæ as’si- « gnavit ut notiori ^ » C'est un double tort. Absolument parlant, il ne s’ensuivrait point de la phrase de Pline que les Dactyles étaient Phrygiens ; car avoir découvert une chose dans un pays ne prouve pas que l’on soit de ce pays. Mais, en outre, j’ai fait voir ailleurs^ que très-fréquemment dans Pline imenire signifie faire connaître^ instituer le premier une chose dans un endroit, et cela, en parlant d’un étranger qui a fait connaître la chose.

Après l’auteur de la Phoronide vient Sophocle, qui, au rapport non de Strabon, comme l’a écrit par inadvertance Lobeck\ mais du scholiaste d’Apollonius de Hhodes, appelait aussi, dans un de ses drames, les Dactyles Phrygiens : cc aÙTOù; ^péyaç zaXei êv

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