Ad Argonaut., I
A Sophocle doit succéder rhistorien Ephore, qui fait également de la Phrygie le séjour primitif des Dactyles : a II y en a, rapporte Diodore de Sicile, il y « en a, et parmi eux se trouve aussi Éphore, qui race content que les Dactyles Idéens habitaient autour de « rida de la Phrygie, et qu’ils passèrent en Europe « avec Minos. — iGTopoOdiv, wv iazi y.oà ’^Ecpopo;,
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Strabon rappelant les diverses traditions qui avaient cours sur les Dactyles: « Les uns, dit-il, font des ré- « cits fabuleux d’une façon, les autres d’une autre, « joignant l’incertain à l’incertain ; ils se servent aussi <( de noms et de nombres différents, et appellent ces « Dactyles Celmis, Damnaménée, Hercule et Aemon. « 11 y a en a encore qui disent qu’ils sont originaires « de rida ; d’autres, qu’ils s’y sont venus établir; mais « tous assurent que ce sont eux qui ont travaillé le fer « pour la première fois dans l’Ida ; tous ont présumé « qu’ils étaient des enchanteurs , employés au service « de la mère des dieux, et résidant dans la Phrygie, « autour de l’Ida. — \Xkoi œXkoyç [auÔ£uougi.v , aTvopoiç
« aTcopa GÛvaTCTovTSç ' (^ia<popot.ç y.ca 'voiç ovo[xaGt. y-âl toiç
« àpL0[7.oTç ypwvTaL, wv ovop.a'Co’Jcr^ Tiva, y.cà Aa[xva|i,£-
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Clément d’Alexandrie déclare nettement que les Dactyles Idéens étaient Phrygiens et barbares, c’est-
à -dire îion Grecs : « <ï>pijy£; r^aciv y.a\ papêapot. oi ’Gatot.
(f ^oi'A.'Tukoi ^ »
Tous ces témoignages, toutes ces opinions, plus ou moins fondées, s’accordent à faire sortir les Dactyles de la Plirygie. Écoutons maintenant les partisans de la Crète.
Le plus ancien c’est Apollonius de Rhodes, qui caractérise ainsi les Dactyles : « Dactyles Idéens de la « Crète, que jadis la nymphe Anchialé fit naître dans (( l’antre de Dicté, après avoir saisi de ses deux mains « la terre de l’Oaxus. »
AaxTuXoi ’IoaToi KpyjTatésç, ouç ttote Nup.cpv] \yyjLâL)\r[ ^\ixxaïov àvoc (JTrsoç,
Apa^a[jt.£V7) Oîaçiôo;;, lêXàaxvjore
Strabon, à la suite du passage cité, mentionne aussi les traditions relatives à la Crète, et il ajoute : « On « conjecture encore que les Curètes et les Corybantes (( sontdes descendants des Dactyles Idéens; ainsi l’on « dit que les cent premiers hommes nés en Crète furent U appelés Dactyles Idéens, et qu’il y eut neuf Curètes « issus d’eux, et que chacun de ces Curètes engendra (( dix enfants appelés les Dactyles Idéens. — 'Txovoouci c( (^£Tü)v ’l(^aiwv Aa'/.TuXcov £X.yovou; stvai. touç t£ Koop'^Taç xal « Tcuç Kopuêavraç* touç youv TTpwTouç yevv'/iOevTaç £v Kp'éT'ij « £X.aTov av^pa; T^aiouç Aaxru'Xou; y,V/iÔvl’var toutcov aTTO- « yovouç cpaal KoupVjTaç £vv£a y£V£c6a!,* toutojv S’ £/»ac>Tov ^£>ca
« Tuai^aç TEX.vÔGai Toùç ’l^atouç x.alouyJ'jouç AaXwTuX^ouç »