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c( furent les inventeurs de certains arts, et qu’ils in- « Il oduisirent parmi les hommes d’autres découvertes, « de celles qui sont utiles à la vie, et que les premiers cc ils firent des statues de dieux, et que parmi les an- (c ciens monuments consacrés on en désigne quelques- « uns de leur nom; que Ton a, par exemple, appelé « chez les Lyndiens un Apollon Telchinien, chez les « Jalysiens, une Junon et des nymphes Telchiniennes, « et chez les Camiréens, une Junon Telchinienne. • — cc revsaÔai aÙTOùç y.où ts^vwv tivwv eupsTocç, xal ^Xka twv cc zlç Tov ^^pTicrtpLcov SLCVi.YViaacÔat. to^ç àvGpcoTTOiç, (X-yak-
cc {j.aTa T£ Gecov TupÛToi y-aTaa>C£uac5'ai leyovTat, y.ai Tiva twv cc àp^aiwv a<pi^pu[j!.àTwv aTv’ szsivwv £7Tcovo[/.aGGai * Trapà [xàv cc yàp Aiv^ioiç \'izoXk(ùvoL TeI^iviov 7Upocayop£uG“^vat, Tuapà ^£ cc ’laluGiOK; "^Hpav xai Nu[j!.(paç Tekjiv'vxqy Tuapà ^£ KapLipEÛGiv cc '^Hpav TekyivioLV^ . »
Nicolas de Damas, dans le fragment déjà cité, complète ces détails : cc Et les Telchines, dil-ii, étant aussi cc des artistes et ayant imité les œuvres de leurs devance ciers, consacrèrent les premiers une statue de Micc nerve Telchinienne, comme qui dirait de Minerve cc envieuse. — .TeyyiTxi 6\t£<; zal toc tcov TrpoxEpwv £pya
cc {/,ip//]Ga[A£voi, ’AGvivàç Tekjivixç (xycck^a TvpwToi t^puGavTO, cc toG7T£p £i Ttç ^£yoi ’aGyivocç ^acxocvou. »
De pareilles œuvres les firent aisément passer aux yeux des anciens pour un type de la supériorité dans les arts et pour des modèles d’après lesquels on pouvait estimer le mérite. On les plaça sur le meme rang que les Cyclopes , et l’on alla jusqu’à les comparer à Vulcain. Stace, voulant donner une
haute idée d’une statuette d’Hercule exécutée par Lysippe, dira :
Taie nec Idæis quidquam Telchines in antris,
Nec solidus Brontes, nec qui polit arma deorum Lemnius, exigua potuisset ludere massa*.
(c Ni les Telchines, dans les antres de l’Ida, ni le ro- « buste Brontès, ni le Lemnien qui fabrique avec perce fection les armes des dieux, n’eût pu, par un jeu de (c l’art, produire rien de pareil avec un si petit volume c( de matière. »
x4illeiirs le poète associe encore les memes personnages à un même travail, à la fabrication du collier d’Harmonie :
Hoc laborant
Cyclopes ; notique operum Telchines arnica Certatim juvere manu
(( A celte parure travaillent les Cyclopes; et les Telcc chines, connus par leurs œuvres, prêtèrent à l’envi cc le concours d’une main amicale. »
Mais il est difficile d’exceller par tant de qualités sans humilier ses rivaux et sans exciter l’envie : ce fut le sort des Telchines. On leur prodigua d’abord les . épithètes déjà données aux Dactyles enchanteurs et de magiciens. Nous avons entendu Eustalhe nous dire : cc On les appelle 0£Aytv£ç (Thelgines) , de 6£>cy£iv, et on cc prétend qu’ils sont enchanteurs et magiciens (yo7]T£;
cc x,àt cpap|Jt.a)C£t(;). »
Cette étymologie nous conduit à parler de la ques-