Theb., II
tioii qui di\isa les anciens sur le sens et l’orthographe du mot. Les uns le dérivaient de Tvfîca), consumer^ faire dépérir^ et écrivaient TeA)(^îvsç; les autres le dérivaient de OeXyw, charmer^ fasciner, et écrivaient ©slyivsç , en transposant l’aspiration. Hésychius : « * vi Trapà
(c T'^v 71 TTapà To 0é);y£iv^ » C’est à ce dissentiment grammatical que doit, selon moi, faire allusion Plutarque dans la phrase suivante : « Personne ne peut « dire non plus qu’il soit arrivé du trouble dans un « Etat au sujet d’une question de prononciation, sur la « manière dont il convient de lire le mot —
(C Où^è 7U£pl TTpOaW^iaç îjtl TI; £t7T£Tv GTaoriV £V 7Vol£l yLVO(/.£-
cî V71V 7uoT£pov âvayv(oc*T£ov^. » Bien que la forme
T£\yjv£çait prévalu, un grand nombre de lexiques grecs donnent les deux orthographes, comme équivalentes. Hésychius interprète 0£)^yiv£ç par et Eustathe
nous dit : « De 0£Xy£tv dérive aussi TzkyXvzc, De là
(c vient que dans un lexique de rhétorique, qui suit « l’ordre alphabétique, il est écrit : Thelgines, enchan- (C teurs, magiciens, — *E/. toO Ge>.y£iv xal ^ùcfy^dc,. ... ’Ev (( youv p7]Topix.w îtaTa a'ïoijfiov TCpoïovTt,, ypai^ETai. '
c( 0£>.yTv£ç* yoTiTfiç, ^ap[Aax.ot*. »
On ne se borna pas pour les Telchines à ces épi* thètes ^enchanteurs et de magiciens ; on les accusa d’être encore des Génies envieux et malfaisants, et l’esprit grec, obéissant à sa double tendance vers l’association des idées et vers la fiction, imagina les imputations les plus bizarres et les fables les plus chimé—