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Il en est de meme de Suidas dans l’article suivant :
« Kal Te)^5(Tveç Ttviç etct* rcc yàp dxHoyTx, <padi,
« paczaivovTsç toiç cpuaswç^ aùa £7TOtouv, eox; ^utôv
« paGjçaivov^gç ^ — Les Telchines sont des espèces de « Thelgines ( enchanteurs ) : ensorcelant , en effet ,
« dit-on, ce qui florîssait, ils le rendaient sec avec « les eaux du Styx, étendant leurs sortilèges jusqu’aux « plantes. »
Diodore de Sicile rapporte une tradition d’après laquelle les Telchines auraient quitté Rhodes dans la prévision d’une inondation, et se seraient dispersés de divers côtés. L’un d’entre eux notamment, nommé Lycus, s’étant dirigé vers la Lycie, y aurait élevé un temple en l’honneur d’Apollon Lycien, sur les bords du fleuve Xanthus : « Aux,ov êz toutwv 7rapaY£vop!.£vov elç « Tviv Aux-iav, \T:6Xkmoç Auzloi» Upov t^puGaaôat Tuapà -rov « SavÔov TTOTapLov » Plus tard, Hélios (le soleil) aurait desséché le sol de l’île et l’aurait rendue de nouyeau habitable. Ce n’est là qu’une allégorie voulant figurer le fait que nous cherchons à établir. Diodore ne parle des Héliades qu’au chapitre suivant, mais dans un autre récit allégorique'où il n’est plus question des Telchines, et qui prouve seulement la prétention des Rhodiens à passer pour des autochthones éclos sous l’influence du soleil.
Cette distinction entre les Telchines peuple et les Telchines corporation de métallurges nous sera d’une
1. Junius, dans son Catalogus artiflcum, au mot Telchines^ a proposé STuyoç, au lieu de cpuascaç. La correction me paraît certaine.