Dionys., IV, 183 sqq.; cf. XXIX
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dans la Samothrace, faut- il croire qu’il en ait été de même de Gères et de Proserpine ? Strabon nous dit : « Le géographe Artémidore assure que près de la Bre- « tagne est une île où l’on offre à Gérés et à Proser- « pine un culte semblable à celui qui leur est rendu « dans la Samothrace. — <l>7)C)lv slvat. v'^cov Tupôç t?i Bps- « Tavviy-'^, y.aÔ’ *flv opLoia TOtç sv Sap-oGpax.'^ TwSplTTiv Ay)[A7]Tpav c( xal Tvjv RopTiv Upo7:ot£tTat ^ ‘
Je pense qu’il n’y a qu’une qonséquence possible à tirer de la phrase de Strabon : c’est que Gérés et Proserpine, indépendamment des honneurs qu’elles partageaient avec les autres divinités du sanctuaire, en recevaient encore de particuliers ; car on ne peut supposer que les insulaires dont il parle aient rendu à ces déesses un culte qui rappelât les mystères de la Samothrace.
Un dieu qui avait sa place marquée dans le temple où se célébraient des mystères fondés sur la métallurgie, c’était ^assurément Vulcain, dieu du feu et des métaux, Vulcain, qui présidait aux travaux de la forge. Aussi lui en ouvrit-on les portes : toutefois, aucun texte ne le déclare expressément; mais il y a des indications qui font foi.
Il suffirait déjà des rapports mystérieux que l’histoire mythologique établit entre Vulcain et la Terre au sujet de la naissance d’Érichthonius. Nonnus, faisant savamment allusion à la production incomplète et partagée de cet enfant, à cette paternité commencée avec Minerve et consommée avec la Terre, fait dire à Vulcain par Jupiter : cc Et toi, Vulcain, amoureux d’une