De Nat. D., III
deux divinités, différence qui a été déjà touchée à Tarticle des Cabires. Celle de Rhée fut d’abord tout élémentaire, et s’éleva ensuite progressivement; celle de Vulcain se révèle tout d’un coup, comme une inspiration que le dieu envoie aux mortels. Vulcain ne quitte pas rolympe pour enseigner son art, et il n’exécute que des travaux destinés aux dieux ou commandés par les dieux; la déesse se fait l’institutrice des hommes, et suit pas à pas le développement de leur intelligence, donnant à la fois l’exemple et le précepte, comme le fera Gérés en enseignant la culture du blé.
Le voisinage de Yulcain semblait devoir à son tour attirer Minerve, non-seulement à cause de l’aventure que nous venons de rappeler, mais encore parce que l’antiquité les associait dans l’invention des arts : « La « plupart, dit Pburnutus, attribuent à Minerve et à « Yulcain l’invention des arts. — !iÔ7]va
« y.cà TW 'HcpaicTw Taç Tsyvaç àvaTiÔEacC. » Mais Minerve ne fut jamais comprise parmi les divinités souterraines, et jamais elle ne s’occupa des arts qui concernent la métallurgie.
Une déesse plus étrangère encore en apparence aux dieux de la Samolbrace, et qui cependant fut admise au milieu d’eux, c’est Yénus; mais ce ne sera pas sans discussion que nous lui pourrons assurer sa place au sanctuaire.
Dans le temple de Vénus, à Mégare, on voyait de la main de Scopas les statues d’Éros (VJmour), d’Himéros (la Passion amoureuse), et de Potbos (le Désir) ^ nous apprend Pausanias : « 2/.o7ra ’^Epwç /.al xal