‹ Les métaux dans l'antiquitéChapitre 90 sur 248 · I. De ]Vat.D.,XlX · texte numérisé non relu

I. De ]Vat.D.,XlX

« IloOoç*. » De son côté, Pline, qui n’a point parlé de ces statues, nous dit : « Scopas fit Vénus et Pothos et cc PÎiaéthon, qui sont adorés à Samotlirace avec les « plus saintes cérémonies. — îs fecit Venerem et Pocc thon et Pliaelhontem, qui Samotlirace sanctissimis « cærimoniis coluntur® . »

Pline aurait-il commis là quelque confusion ? Après y avoir mûrement réfléchi, je n’en crois rien. Vénus était solennellement adorée à Lemnos, File de Vulcain ; la vengeance qu’elle tira des Lemniennes, qui avaient négligé ses autels, suffirait pour le prouver. Elle était aussi adorée dans la Tbrace, et de là l’épithète de Zérinthienne ^ ZYipuvBia, qui lui est donnée deux fois par Lycophron®, du nom de Zérinthe, ville de Tlirace, située près de l’embouchure de l’Hèbre, et qu’il ne faut pas confondre avec l’antre de Zérinthe, qui se trouvait dans la Samotlirace, et dont nous avons parlé à propos d’Hécate, Que de la Tlirace ce culte ait passé dans la Samotlirace, rien de plus naturel; il y était appelé par Vulcain et par les Cabires eux-mémes. Le témoignage de Pline confirme donc la vérité d’un fait déjà très-vraisemblâble.

Que faire cependant de PIiaéthon? Un manuscrit de Pline Pa supprimé, et, sur cette autorité, M. Sillig, dans son Catalogue des Artistes^ à l’article Scopas^ a réduit à deux les trois statues du sculpteur. G est un grand tort. Pour respecter ce nom, il suffisait de se rappeler l’ancienne tradition consacrée par Hésiode. Parlant de Phaéthon, non le fils du Soleil et de Cly-

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