‹ Les métaux dans l'antiquitéChapitre 9 sur 248 · XVII · texte numérisé non relu

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nombreux témoignages s’accordent donc à faire les Dactyles Phrygiens. C’était un point important à établir; car, en avançant, nous verrons tous les Génies métaliurges partir de la même contrée, et suivre la même direction , c’est-à-dire ce grand mouvement de civilisation que constitue la connaissance de la métallurgie, s’opérer d’Orient en Occident, d’Asie en Europe.

Il s’agit maintenant de savoir de quels parents étaient issus les Dactyles. S’il en faut croire le grand Etymologique, Stésimbrote, dans son livre sur les Mystères^ disait qu’ils étaient fils de Jupiter et de la nymphe Ida : « 2Tvi(7tpLêpoToç ^è, âv tco Tuepl TsIstcov, Aïoç « x.al vurxcpviç auToùç » sans s’inquiéter si les

personnages qui avaient protégé l’enfance du dieu pouvaient être en même temps les enfants de ce dieu. Du reste, au sujet de ces contradictions, je dirai une fois pour toutes qùe nous en rencontrerons de pareilles, mais qu’elles n’infirment en rien le fond de l’iiistoire. Avec le temps, les traditions se multiplient, et ne se guidant plus par le fil des événements, se mettent en opposition les unes avec les autres et avec elles-mêmes. Ajoutons qu’en ce qui touche nos Génies métaliurges, elles en ont admis de divers âges, et les ont regardés comme des familles qui se perpétuaient.

Apollonius de Rhodes, nous l’avons entendu, fait naître les Dactyles de la nymphe Anchialé. Mnaséas de Patare, historien géographe, dans son premier livre sur l’Asie^ donnait les Dactyles pour fils de Dactylus et d’Ida : « 'rîç Mvacrsaç, SV TrptoT(p TTspl ’Aaiaç, ’l^atoi

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