Ad Lycophr
la déesse se rendit aux désirs persévérants du dieu, et que Tunion mystérieuse s’accomplit sur les bords du lac de Bœbé, dans la Tliessalie. Properce a recueilli et consacré la tradition :
Mercurio et saiictis fertur Bœbeïdos undis Virgiiieum Brimo composuisse latus^.
Ensuite, s’élevant jusqu’au symbole, peut-être l’initiateur disait-il à l’initié que Proserpine portait le germe, que Mercure possédait la vertu fécondante, et qu’à un moment donné leur concours devenait fatalement nécessaire pour opérer la génération des plantes.
Je viens de donner le seul détail qui se rattaclie directement aux mystères de la Samolbrace, et encore a-t-il fallu recourir à une conjecture pour sonder cet unique secret de l’initiation. Mais ici j’entends les symbolistes et les biérologues se récrier et me rappeler la mort cahirique dont ils ont tant parlé, cette mort cabirique qui semble s’être établie comme un fait incontesté dans 1 érudition et l’archéologie. Je suis doncobligé de dire aussi mon sentiment sur ce point.
Et d’abord, qu’était-ce que la mort cabirique? 11 s’en faut que l’on ait consulté tous les textes, et qu’on les ait interrogés comme ils demandent à l’être.
A une certaine époque, qui sera précisée plus bas, il s’établit une tradition au dire de laquelle l’un des trois Cabires avait été tué par ses deux frères.
« Si tu veux, dit Clément d’Alexandrie, être admis « aussi à la contemplation des mystères des Cory- « bantes : ceux-ci, avant tué leur troisième frère, en-
i . Eleg.^ It, 2, 1 1 .
c< veloppèrent la tête du mort d’un voile de pourpre, « et, après l’avoir couronnée, l’ensevelirent, la trans- « portant sur un bouclier d’airain au pied du mont (( Olympe. Et leurs prêtres, les Anactotélestes, appe- (( lant les Corybantes Cabires, nomment aussi le mysc( 1ère cabirique. — El ùslsiç £7TO7rT£0cat, xal Ta Ropu- « ^avTcov opyta* tov TpiTOv aTrox-TsivavTsç oOtoi, ttiv
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« (|;avT£ £0a4'aT7iv, cpEpovTsç etïI y^a'Xxviç aaTTi^oç ûtto tocç ûtuco- « pelocç TOU ’OAU|i.'T0U. Ol ^£ Upeîç ol TÔ)V(^£, 01 Ava/wTOTE^SaTal, (( Ivaêfiipouç Toùç Kopuê’avTaç y.alouvTeç, y-al ttjv teTvettiv Kaêeu c( pr/w7iv '/.XTajjéllouGLV \ »
« Livrons aussi à l’oubli, dit Arnobe, le culte des « Corybantes, dans lequel on transmet ce saint mys- « tère : un frère massacré par ses frères. — Oblivioni « etiam Corybantia sacra donentur, in quibus sanctum c( illud mysteriùm traditur : frater trucidatus a fratri- « bus^. »
« Dans le culte des Corybantes, dit à son tour Fir- « midis, le fratricide est honoré ; car un frère a été tué « par ses deux frères, et dans la crainte que quelque a indice ne décelât le meurtre commis par les mains « fraternelles, les meurtriers consacrent la dépouille (( du mort au pied du mont Olympe. C’est ce même c( Corybante qu’adore la folle croyance des Macédo- « niens. C’est là le Cabire sanglant que les Thessalo- « niciens invoquaient autrefois avec des mains en^ « sanglantées. — In sacris Corybantum parricidium « colitur; nam unus frater a duobus interemptus est,