‹ Les métaux dans l'antiquitéChapitre 98 sur 248 · Proirept.^ II, p. 16, ed. Pott · texte numérisé non relu

Proirept.^ II, p. 16, ed. Pott

« mortui inexpiabilis contraheretur offensio*. — L’acbe « nëe du sang du Corybante mis à mort, plante pota- « gère qu’il était interdit de servir sur les tables, dans « la crainte qu’en y touchant on ne s’attirât la haine « irréconciliable du mort. »

Mais là ne s’arrêtent point les suppressions que demande le sanctuaire de la Samothrace. On a dit que les mystes se présentaient à l’initiation avec une couronne d’olivier, et qu’on les faisait asseoir sur un trône autour duquel les assistants formaient un cercle en chantant et en dansant. C’est le grand pourvoyeur des érudits improvisés, c’est Meursius qui a dit cela^ Mais sur quoi s’est-il fondé? Pour la couronne d’olivier, il allègue un passage de Proclus, d’après lequel les premiers Curètes auraient été généralement soumis à la direction de Minerve, et se seraient couronnés aussi d’une branche d’olivier : « Kal yàp ol upwTKJTot KoupvÏTs;

(( Ta T£ ccXkci T‘^ Ta^si T'^ç ’AÔv^va; àvsîvxai, y-ai TTsptscTSçGat « T^éyovxaL tw Ôa)^lw T'^ç »

Cette tradition, postérieure de plusieurs siècles à l’époque de nos métallurges, ne nous apprend autre chose, sinon que l’on donna des Curètes pour serviteurs à Minerve, et que la déesse guerrière dirigea ellemême leurs danses armées ; elle nous apprend encore ’ que ces Curètes se couronnaient avec les branches de l’arbre que Minerve fit éclore du sol attique dans sa dispute avec Neptune. Or, quel rapport tout cela peut-il avoir avec Içs mystères et un sanctuaire quelconque ?

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