‹ Les métaux dans les inscriptions égyptiennes (volume 2)Chapitre 11 sur 13 · L'ARGENT · texte numérisé non relu

L'ARGENT

' , hat; au temps des Ptolémées, f^|% àrq-ur et i i l , o, r«, rua,

OOO ' |55ol ^ OOO ^OO

Hi ijb.ir, ti!OS kesephy o ap^upoç, argentum. On le tirait surtout d'Asie, mais aussi du Kefa Occidental. Dans les premiers temps, la différence de valeur entre l'argent et l'or était moindre que plus tard.

Non purifié ^^ on le représente en tas et en petits morceaux, comme l'or en bourses.

HosKiNS nous le montre en anneaux^ qui sont colorés en jaune, mais Gham- POLLioN nous prouve que l'original était peint en blanc, comme llndiquc la souscrip-

A OOO

L'argent est représenté chez HosiiiNS en briques blanches*®, 7rXtv{>ot àpyopaï^^

Enfin en plaques *^.

Pour les formes diverses de vases en or, en argent et en autres matières, consultez les planches de Hoskins, de Châmpollion et des Denkmaler.

1) Polyb. 10, 27. . 2) Champ. 316 (PL I. 16. 17).

3) DûM. Hist. Inschr. L 30. cf. Dùm. Rec. IV. 71, 1. (PI. 1. 18).

4) Denkm. III. 39 a (PL I. 19).

5) HoSK. pi. 47 (PL I. 20. 21). 6) Denkm. UI. 39d (PL I. 22). 7) DûM. Hist. Inschr. I. 32 (PL I. 23). 8) PL 47 (PL I. 24).

9) WiLK. L L 10) PL 47 (PL I. 25. 26). 11) Polyb. L L

12) DûM. Hist. Inschr. I. 34 (PL I. 28) et HoSK. pi. 47.

Conclusion. 6 1

LE XESBET.

j , x^sbet, plus tard aussi >^o, ^jj , ;ifc«<^J, au temps

des Ptolémées ^^Zj/H ^t g (1 (1 o repi ; l*»BO, sappir, t) oaTcçeipoç, sapphirug ; o xoavoç,

caeruleum, le lapis lazuli, routremer; Témail bleu et la couleur qu'on en prépare; émail de cobalt, bleu de cobalt; émail de cuivre, sulfate de cuivre bleu.

n faut distinguer sous ce nom trois substances très-différentes:

l**. J ^==3> x^^^^^ ^^î le vrai x^«ie<; c'est le lapis lazuli, x^^^^^ nofre

m Bebero ou en Tefrer, appelé par les Grecs aaircpetpoç, ou bien, d'après la couleur, xiJavoç, pierre bleue, et plus précisément, xuavo(; aoToçuiQ;, ou, d'après la provenance, xoavoç 2xi>- (h);, sapphirus ou caeruleum Scythicum, surtout quand il sert de base colorante à l'outremer.

2^. J û û ' x^^^t àrit^ le /^sA^/ artificiel^ xoavo(; x^^o? ^Q Treitupœiji-

vo;, le x^^^ fondu ou torréfié, appelé aussi xoavo; Âi^oirrioç, parcequ'on avait trouvé en Egypte la manière de le fabriquer. On fondait un bloc de verre bleu qui simulait le lapis lazuli et on le pulvérisait pour remplacer le vrai outremer. Pour teindre le verre, on se servait presque toujours de minerais de cuivre et quelquefois de cobalt. Les deux nuances sont déjà distinguées chez Théophraste, qui nomme le bleu de cobalt xoavoç appTjv, et le sulfate de cuivre, xuavo; &^Xu(; , le premier plus sombre et, par conséquent, plus semblable au lapis lazuli^ le second plus elair.

3^. On comprenait sous le nom commun de x^^^t^ xuav(K aicupoc ou xuavoç Ko- Tcpio;, le sulfate de cuivre bleu qui, pulvérisé, donne une couleur bleue agréable, mais peu durable. Les Égyptiens semblent s'en être servi comme de matière première pour leurs verres bleus et pour les couleurs qu'on en prépare.

Le x^^^^t est représenté en monceaux ^ peints en bleu. A Médinet-Habou le monceau porte l'inscription x^^^^t ^5, vrai jf^sic^^.

On le représente en bourses',! c'est à dire en petits morceaux, ou bien pulvérisé pour en faire de la couleur, avec l'inscription x^^^^t ^ Tefrer, o^x^sbet de Tefren ou «de

Teflel.r*

Du x^^^^^ fondu en briques d'émail bleu est représenté à Médinet-Habon ^.

LE MAFËE.

o , -^s^ mafek-et^ aux temps des Ptolémées , ^^£7 , heb ;

ngnâ, bareqet, t) ojjiapaifSoi; ^, smaragdus, malachites, xp^<3oxdXXa, chrysocoUa; émeraude^,

1) HOSK. pi. 47 (PI. I. 29). Cf. Champ. Not. p. 506. Denkm. HI. 117 (PI. I. 30). Cf. 115. 118. HoSK. 49. 2) DtÎM. Hi8t. Inschr. I. 34 (PI. I. 31).

3) Ibid. I. 32 (PI. L 32). 4) DÛM. Hist. Inschr. L 32 (PL 1. 33).

5) Les mots o-fiopaY^oc et n^na ne sont sans doute qu'im seul même nom.

6) J'ai vu à la fin de 1S71 un petit scarabée de très-bon style, acheté en Egypte, par M. Henry V. Burgy, et qui m'a semble taillé dans une émeraude ou dans un béryl.

62 Conclusion.

béryl, malachite, acétate de enivre, émail vert, et les conleurs qn^on en prépare. Ici comme pins hant, nons distingnons trois substances:

1®. G .^=i , mqfek ma, le vrai mafek, la pierre préciense importée des pays

éloignés de TAsie, qne les Anciens appelaient op.apaY8oç, notre émerande et notre béryl vert opposé an

2<>. G r (1 (1 ^ j , mafeh irlt , émerande artificielle , verre teint en vert

par le enivre et qui, pulvérisé, donnait la meilleure couleur verte.

3^. On comprenait aussi sous le nom de mafek la matière première d'une belle

couleur verte, dont les Égyptiens se servaient pour teindre leur verre en vert, la malachite qne Théophraste appelle ^J^eu8rj; aji.apaY8oç, et le vert de mine dont on se servait pour souder Tor et qu'on appelait /poooxoÀXa pour cette raison.

Le mafek est représenté en monceaux ^ peints en vert. Chez Hoskins, il est peint en bleu par erreur et ne porte aucune inscription. Les deux sont bien donnés par Champollion 2.

Il apparaît aussi à Médinet-Habon sons forme de briques^, c'est à dire de verre fondu et coulé en brique.

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