‹ Les métaux dans les inscriptions égyptiennes (volume 2)Chapitre 4 sur 13 · L'argent · texte numérisé non relu

L'argent

Les battants de porte des temples étaient aussi en électrum on recouverts' de ce métal, comme ceux que Ramsès U ofl^e à Osiris dans le temple d'Abydos^.

L'électmm se rencontre à peu près exclusivement aux temps anciens, ce qui n'est peut-être pas Teffet du hasard. Sous les Psammétik il n'y en a presque plus de traces: si on le trouve dans un passage du Todtenbuch (c. 15, 9]^ c'est seulement tradition des anciens temps. De même pour le titre de Hathor à Philae «Electrum des déesses», où on attendrait a argent»: c'est peut-être un legs de l'antiquité.

Les procédés pour séparer l'argent de l'or et l'or de l'argent étaient devenus avec le temps plus connus et plus faciles ; aussi l'alliage fut-il employé de moins en moins et finit par devenir un terme minéralogique assez arbitraire. Il en est de même aujourd'hui où les minéralogistes n'appellent pas seulement l'or qui contient de 20 à 50% d'argent, électrum ou argent-or, mais aussi l'argent qui contient de 20 à 50% d'or, or-argent. On ne donnait pas au bronze et au laiton des noms spéciaux, bien que les propriétés de ces alliages soient différentes selon les proportions des métaux qu'ils renferment: si l'on donne un nom spécial à l'électrum, les raisons de ce fait doivent être cherchées dans l'histoire de la métallurgie et de ses développements.

o ha^j 2.^^ y Targent, ap^upoç, argentum.

Comme dans le groupe de l'électrum, le signe de l'or est déterminatif dans le groupe de l'argent et ne doit pas se prononcer: le Copte ne donne que 2!^^^ ^' ^^ groupe signifiait d'abord «or blanc» (c'est ainsi qu'Hérodote appelait l'électrum] : car hai

[^^y 1 ml veut dire «le clair, le brillant» (cf. àpyoç, apyopoç). Les deux métaux nobles,

l'or et l'argent, qui d'ailleurs se trouvaient le plus souvent mélangés, pouvaient à l'origine paraître ne former qu'une seule substance présentant des nuances différentes.

Au temps des Grecs et des Romains, l'argent est souvent designé par un autre nom

fT\ o , [<~>|, |.^§j^- Le signe fTl est polyphone, et se rencontre avec les pronon- II I I oo I oool I oool ■ '

ciations M(J\ ^^-^^ ^^ Pl^^fTl^ *^*^ ^* "^01^ ^^^' ^^^^^^^ (^'^*- P- ^^'^^ lit notre groupe ârkour (p. 1018) et le tient pour une transcription du Grec apyopo;: le fait serait extraordinaire et entièrement isolé dans la langue Égyptienne. Pour le moment, nous devons laisser en suspens la question de savoir si le groupe doit se lire seh-ur ou ârk-ur\ cette dernière lecture se trouve pourtant confirmée jusqu'à un certain point par

un passage deDendéra^ où il est dit: A^ ([j]] ââ 101 o A. f<^>^)<^^=>^^^î U ^^'f ?wt %ent x^ ârk-ur er ârk-hat^ «lui (le roi) t'apporte le pays de xent avec son argent pour

1) Bruosch, Recueil I, 12, 1.

• 2) DûMicrasN, Recueil IV, 66, 3. 71, 1. 72, 2, a.

3) BiRGH dans Bunsen V. 475. Brugsch, Dict. p. 1272. Denkm. III. 195, a, 22.

4) DuM. Tempel-Inschr. II. 18, 1. — Ce passage est la seule preuve de la prononciation àrq^

mais la comparaison avec 14,2. et 12,2. 14, 11. la met hors de doute. Le sens est accomplir y de <r=> ^^ ârq «le dernier». 5) DûM. Rec. IV. 71, 1.

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