‹ Les métaux dans les inscriptions égyptiennesChapitre 19 sur 121 · L'OR · texte numérisé non relu

L'OR

| 0 : nub: aux temps Ptolémaiques aussi TA SN La - et

norh, M, 0 ypuooç, aurum.‏ םח ; LÉ‏ ו

Il se trouvait en partie dans le pays, au moins aux anciennes époques; on l’importait aussi d'Éthiopie et de différents lieux de l'Asie. On [6 rassemblait en monceaux ou en pépitest: c’est alors l'or brut, plus 00 moins LA et non encore passé au feu, arupos 00066 5, tel qu’on le trouvait dans les mines, x. nub her set-f, sor

dans 88 gangue.» וס‎ 5

On renfermait dans des bourses, == --- == = 5 nub-m-äref-u, or en bourses,

les petits morceaux d’or trouvés dans le roc = en partie aussi les paillettes trouvées dans le sable 9 אי‎ , le איןף?‎ Toù סססטק)‎ 5 dryua’, le Tibber des Arabes.

On le fondait sr surtout en anneaux, (5) אל‎ 0 nub m sesu, comme on fait encore aujourd'hui le Tibber des affluents du Nil, surtout pour le commerce’. Mais

on le voit aussi fréquemment en grosses plaques !° et en disques !! plats. On le fondait enfin sous forme de briques LS C2 tob12, ce qui se faisait aussi

1) Beiträige IV. p. 321 ff.

2) Cfr. Aeg. Zeitschr. 1871. p. 20. 15 6 9 9 Lu 5 0 6 beau minéral, 6. a. d. l'or. O וו‎ 3( Denkm. II. 117 (PL I. 1(. Düm. Hist. Inschr. I. 2 (PI. IL. 2. 33). ibid. 34 (PL. 1 4). 4) CHAMPOLLION, Mon. pl. 316 (PI. I. 15).

5) Diod. 2, 50.

6) Diod. 3, 14.

7( Hérod. 3, 94.

8) Denkmæ. III. 117 (PI. I. 6). .אס‎ Hist. Inschr. I. 30 (PI. I. 7). ibid. 32 (PI. I. 8). 9) Denkm. 111. 117 (PI. I. 9). Hosxins, Travels in Eth. pl. 47 (pl. 1. 10). 10) Hosxins, pl. 46 (PI. I. 11). ibid. 47. 48. 49 (PI. I. 12). Came. pl. 316 (PI. 1. 13). 11) Camp. pl. 316 (PI. I. 14).

12) Hosx. pl. 47 (PI. I. 15). Camp. Not. p. 508. g*

60 ConNcCLUSsION.

ee me ue + et ee ù 0 ה‎ a

dans d’autres pays, comme le prouvent les rAivdo ypuaat! d'Ecbatane. Au trésor, on le gardait dans des caisses particulières ו‎ [© 2 =

L'or n'était pas monnayé. Quand on s’en servait comme moyen d'échange ou de détermination de valeur, on le pesait par א6/‎ et par 1/6. c'était le cas pour les anneaux et les disquest. En Éthiopie, on avait le pek pour plus petite unité.

L'ÉLECTRUM. . = =) - ל‎ ne, Qi 000” 6 000 äsem, àsemu, QT, yasmal, o hextpos, elec-

trum. mélange d’or et d'argent qui se trouve en proportions différentes dans les mines et parfois dans l'or d'alluvion. Plus tard on 16 fabriqua. D'après Pline, l'or s'appelait électrum quand il contenait 209 d'argent et plus. Chez les Grecs, on distinguait le nom de ce métal, 0 rAextpos, de celui de l'ambre, ro rAsxtpov. Les Romains appelaient tous les deux electrum, parce qu'en Latin tous les noms de métaux sont neutres.

On le représente en bourses ou bien en anneaux: ces derniers sont pesés en masses qui vont jusqu'à 36.692 ten®.

NS; qe, hat ; au temps des Ptolémées, ₪ arg-ur et Nul 5 ru, ruG, תח‎ QoT, 902 208628, 5 apyupos, argentum. On le tirait surtout d'Asie, mais aussi du 0 Occidental. Dans les premiers temps, la différence de valeur entre l'argent et l'or était moindre que plus tard.

Non purifié’, on le représente en tas et en petits morceaux, comme l'or en bourses.

Hosxins nous le montre en anneaux qui sont colorés en jaune, mais CHau- POLLION nous prouve que l'original était peint en blanc, comme l'indique la souscrip-

tion fire 9, | | L'argent est représenté chez Hosxins en briques blanches 1°, :00)\ח‎

Enfin en plaques 5.

Pour les formes diverses de vases en or, en argent et en autres matières, consultez les planches de Hoskins, de CHAMPOLLION et des Denkmäler.

1) Polyb. 10, 27. 2) Cuamr. 316 (PI. I. 16. 17. 3) Düm. Hist. Inschr. I. 30. cf. Düx. Rec. IV. 71, 1. (PI. I. 15;. 4) Denkm. 111. 398 (PI. 1. 19).

5) Hosk. pl. 47 (PI. I. 20. 21). 6) Denkm. 111. 398 (PI. I. 22). 7) Düm. Hist. Inschr. I. 32 (PL. L. 23). 8) PI. 47 (PI. 1. 24). 9) .אענאו‎ 1. 10) PI. 47 (PI. I. 25. %6). 11( Polyb. L. L

12) .אטכ‎ Hist. Inschr. I. 34 (PI. I. 28) ct Hosx. pl. 47.

ConcLuüstoN. 1

om ולו‎

LE XESBET.

© כ₪ פּ ס םב ככ‎ 1 000? xesbet, plus tard aussi | = [ 000 xesteb, au temps

== (tt

des Ptolémées - et 5 repi; ,ספיר‎ sappir, n 0000, Sapphirus; 5 xvavog, caeruleam, le lapis lazuli, l’outremer; l'émail bleu et la couleur qu'on en prépare; émail de cobalt, bleu de cobalt; émail de cuivre, sulfate de cuivre bleu.

Il faut distinguer sous ce nom trois substances très-différentes :

10, 6 000 כ‎ xesbet ma, le vrai gesbet; c'est le 18018 lazuli, zesbet nofre

en Bebero ou en Tefrer, appelé par les Grecs 00060006, ou bien, d’après la couleur, טא‎ pierre bleue, et plus précisément, xoavos adrowurc, ou, d’après la provenance, xoavos -0א2‎ Ürs, sapphirus ou caeruleum Scythicum, surtout quand il sert de base colorante à ]0₪tremer.

2°. ° ° Foi IE xesbet ärit, le yesbet artificiel, xuavos 6 ou rerupwué-

vos, 16 fondu ou torréfié, appelé aussi xuavos Aiyuntios, parcequ'on avait trouvé en Égypte la maniére de le fabriquer. On fondait un bloc de verre bleu qui simulait le lapis lazuli et on le pulvérisait pour remplacer le vrai outremer. Pour teindre le verre, on se servait presque toujours de minerais de cuivre et quelquefois de cobalt. Les deux nuances sont déjà distinguées chez Théophraste, qui nomme le bleu de cobalt xüavos appnv, et le sulfate de cuivre, xvavos 6טג0‎ , le premier plus sombre et, par conséquent, plus semblable au lapis lazuli, le second plus clair.

30. On comprenait sous le nom commun de yesbef, 00906 ämupoc 01 6 Ké- ,וקה‎ le sulfate de cuivre bleu qui, pulvérisé, donne une couleur bleue agréable, mais peu durable. Les Égyptiens semblent s'en être servi comme de matière première pour leurs verres bleus et pour les couleurs qu’on en prépare.

Le yesbet est représenté en monceaux ! peints en bleu. A Médinet-Habou le monceau porte l'inscription yesbef 700, vrai yesbet?.

On le représente en 0007808 0 c’est à dire en petits morceaux, ou bien pulvérisé pour en faire de la couleur, avec l’inseription Yesbef en Tefrer, «yesbet de Tefrer» ou «de

Teflel.»

Du xesbet fondu en briques d'émail bleu est représenté à Médinet-Habou +.

LE MAFEXK.

= 6 - © mafek-et, aux temps des Ptolémées 7 , 7, heb; כ 0 0 ב‎

n ouapayôos5, smaragdus, malachites, ypuooxoAla, chrysocolla; émeraude f,‏ ,בָּרָקֶת

1) Hoëgx. pl. 47 (PI. I. 29). Cf. Caawr. Not. p. 506. Denkm. III. 117 (PI. I. 30). Cf. 115. 118. Hosx. 49. 2) Düu. Hist. Inschr. I. 34 (PI. I. 31).

3) Ibid. I. 32 (PI. I. 32). 4) .אנט‎ Hist. Inschr. I. 32 (PI. 1. 33).

5} Les mots o-udpayôos et rp"2 ne sont sans doute qu'un seul même nom.

Égypte, par M. Henry‏ מס J'ai vu à la fin de 1871 un petit scarabée de très-bon style, acheté‏ הו V. Burgy, et qui m'a semble taillé dans une émeraude ou dans un béryl.‏

62 ConNcLuUsION.

béryl, malachite, acétate de cuivre, émail vert, et les couleurs qu'on en prépare. Ici comme

plus haut, nous distinguous trois substances :

10, — ©; mafek ma, le vrai mafek, la pierre précieuse importée des pays

éloignés de l'Asie, que les Anciens appelaient ouapayôos, notre émeraude et notre béryl vert opposé au go DA

0 ( . | =( mafek ,)ה‎ émeraude artificielle, verre teint en vert Km | !\><

par le cuivre et qui, pulvérisé, donnait la meilleure couleur verte. 3. On comprenait aussi sous le nom de mafek la matière premiére d’une belle

couleur verte, dont les Égyptiens se servaient pour teindre leur verre en vert, la malachite que Théopbraste appelle 605% 02020756, et le vert de mine dont on se servait pour souder l'or et qu'on appelait ypuooxoAÀa pour cette raison.

Le mafek est représenté en monceaux! peints en vert. Chez Hoskinns, il est peint en bleu par erreur et ne porte aucune inscription. Les deux sont bien donnés par CHAMPOLLION ?.

Il apparaît aussi à Médinet-Habou sous forme de briques, c’est à dire de verre fondu et coulé en brique.

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