DES MÉTAUX
«les dons faits aux temples, l’ivoire et les parfums, avec les quantités de blé 6646 8 «utiles que chaque nation avait à verser, ct le tout n'était pas moins considérable que 8 «impôts levés par la puissance des Parthes et l'autorité des Romains.»
De même pour des époques plus récentes: je me bornerai à citer les stèles Éthiopiennes du Djcbel Barkal. Les monuments des Ptolémées et ceux des Romains nous fournissent de longues listes de villes et de pays, qui avaient à verser dans les trésors des temples des métaux ct des minéraux précieux rangés d’après leur valeur.
Donné pareille abondance de matériaux propres à nous faire connaître les métaux connus et 0811268 des anciens Égyptiens ct le grand progrès que le déchiffrement des hiéroglyphes a fait dans 608 derniers temps, on peut s'étonner à bon droit de trouver encore parmi les Égyptologues tant d'incertitude dans la nomenclature, non seulement des pierres précieuses, mais aussi des métaux.
Cette incertitude vient d'abord du signe 3 que CHAMPOLLION et d’antres après lui ont cru, je ne sais pour quelle raison, être un creuset. Il n'en connaissait pas la prononciation, mais le traduisait par «fers. Maintenant on [6 lit le plus souvent 20 ct Mr. de RouGé le traduit par fer on acier. !תוסמו lit ba, bois, fer ou cuivre. 007483487 ne donne pas de prononeïation, mais traduit bronze on fer. Bruascn3 hésite entre fer et cuivre. DÜMICHEN + rend le groupe Do 2} par «métal noir.
Cette hésitation entre deux métanx aussi importants que [6 sont 16 bronze et le fer à son origine dans [6 fait que voici. On trouve dans les inscriptions une série constante, dans laquelle le signe idéographique douteux se trouve placé entre deux groupes phonétiques. Le dernier se lit /44/ qui correspond au Copte 3 plomb, et le premier mafhka qui n'a pas de correspondant en Copte. Ni l’on traduit, comme le faisait CHAMPOL- LION, #nufha par cuivre et le signe douteux par fer, tout paraît être en règle et l'on a cuivre, fer, plomb: l'étain cest ici hors de question. Mais alors cet ordre semble être contredit par les faits: car #uffa «de cuivre» n'est jamais nommé lorsqu'il s’agit de vases, d'armes et d'autres ustensiles de toute sorte. mais seulement le fer, et pourtant les objets que nous connaissons par les tombeanx sont presque exclusivement en cuivre et trèsrarement en fer. Ni l'on veut prendre pour le cuivre 16 signe inconnu [. le fer manque entièrement à la série et il faut chercher pour mafka une autre signification qui ne se trouve que difficilement. A la vérité ף זוסאויואת s'appuyant sur ce fait que l'Anglais Mac- DONALD avait rencontré et, pour ainsi dire récolté, aux mines de mafka du Sinai des turquoises incrustées dans le roc, en avait conclu que ces turquoises avaient attiré sur lu péninsule les anciennes colonies minières des Égyptiens. partant que maf#u signifie non pas euivre mais turquoise. Cette conjecture semblait d'autant plus acceptable, que, dans la série constante des métaux, immédiatement derrière l'or et l'argent et devant afka, se trouvait interealé un minéral yeshe/, qui désignait, d’après le consentement général des Égyptologues. non pas un métal, mais un minéral, le «lapis lazulir. Cette hypothèse, d'après laquelle affa serait la turquoise et que nous examinerons par la suite trouva peu d'accueil: pourtant BRUGSCH la maintient encore dans son Dictionnaire.
l' BUNSEN, Égvpt. vol. 1. 2. ed. p. 552. 2' Papyrus Harris. 3 Dict. p. 23, 50, 91, 618. 751. 4) Recueil IV. 55, 5u, 55. et a. Texte p. *. פַ
Wanderung uach den Türkis-Miven uud der Sinai-Halbiusel. 1500. p. 90 ss.