DES MÉTAUX
À ces raisons et à d'autres encore, le doute subsistait toujours. Comme on trouve encore désignant des métaux d'autres groupes, qui semblent avoir été généralement méconnus jusqu'ici, et comme la préparation exacte des couleurs joue un grand rôle dans l'explication de la série minérale Égyptienne, j'ai cru qu'il y avait lieu de soumettre à un examen plus minutieux l’ensemble des faits qui se rapportent à ces matières. Je présente ici les résultats de mes recherches, et tout d'abord ceux auxquels je suis parvenu sur les métaux précieux, l'or, l’électrum, l'argent.
Il y a pour les principaux métaux, qu’on range d’après leurs qualités propres et leur valeur, un ordre naturel déterminé par leur rareté et leur utilité. Aussi reste-t-il constant presque partout chez les peuples de l'Antiquité. Nous avons l’habitude de diviser les métaux en métaux nobles: or ct argent: ct en métaux vils: cuivre, fer et plomb. C’est ainsi que se suivaient les métaux chez les Grees et chez les Romains, et nous trouvons déjà 16 même ordre chez les Hébreux dans le 4ière livre de Moïse (31, 22), où l'étain, s'il faut traduire ainsi le mot 2000 , est déjà nommé: or, argent, cuivre, fer, étain et plomb. Seulement, il n’est pas rare de trouver l'argent placé devant l'or.
Nous avons déjà montré que les inscriptions hiéroglyphiques nous présentent les métaux dans un ordre semblable et constant: on y remarque une différence avec l’ordre suivi par les autres peuples anciens. Derrière l'or ct l'argent, sont placés régulièrement: d'abord le minéral yesbef, ou, comme on l'écrit le plus souvent par la suite, xesteb, ensuite les deux groupes douteux dont nous avons déjà parlé et qu'on a généralement traduits après CHAMPOLLION par cuivre et fer, enfin le plomb. Cet ordre reste constant, depuis l'Ancien Empire jusqu'aux Ptolémées, aux Grecs ct aux Romains. De
temps en temps on rencontre deux autres groupes, ו 078077 , 1 D , Men, qui ont pour déterminatif, l’un, le signe de l'or; l’autre, le signe inconnu ](, et qui se rattachent naturellement à ces deux métaux. Nons examinerons maintenant chacun des ces groupes dans l'ordre indiqué ci-dessus en commençant par l'or.
000 nub, soxk, ypuoos, aurum.
Le signe figuratif qui signifie l’or avait été pris par CHAMPOLLION ! pour une espèce de creuset. ROSELLINI? reconnut avec raison que c'est plutôt le sac allongé ou le linge replié, aux deux bouts tombants, dans lequel on lave les grains d'or. C’est une des manipulations représentées à Beni-Hassan ct aux tombeaux thébains. Dans les tableaux où est figuré le travail de 107 à Beni-Hassan*, on trouve encore ce signe dans sa forme primitive :
l'eau dégoutte à travers le sac, ct à Thèbes! deux hommes agitent [6 sac en Pair.
Au dessus est écrit: Sn 0" 2 préparation de l'or. Ce qui à été extrait, dit Pline5 dans
sa description de la production de l'or, est frappé, lavé, brûlé, réduit en farine et on le frappe encore dans des pilons. Notre signe veut donc dire lavage de l'or. Pendant 6 nouvel empire, il semble qu'on ait oublié la valeur figurative de ce signe comme de tant d'autres: il n'est pas rare de le trouver en forme de collier. Il a généralement pour
1) Dict. Hiéroglyph. p. 110. 2) Ros. Mon. Civ. tom. 1]. p. 282. 3) Mon. Civ. tav. 51, 4. 4) Ibid. 51, 1. 2. 5) H. N. 33, 4, 69. 6) DE Roucé, Ahmès p. 66 et pl. II.
4 L'or.
déterminatif les trois grains qui servent aussi aux picrres, à la terre, aux couleurs, et à beaucoup d'autres substances granulécs, même du règne végétal. Mais, tandis que les pierres sont déterminées tantôt par les grains, tantôt par le bloc de pierre, les métaux prennent exclusivement les grains. | |
Lorsque le signe )""*| est employé sans les grains dans d’autres significations, son complément phonétique le traverse ou le suit: 4 A |]. La prononciation 0 est
ainsi fermement établie; du reste clle s'est conservée sans changement en Copte: ni-noyk. On trouve aussi de temps en temps la variante purement phonétique J,9 l xub. A l'époque
> Romaine, ג[ vache avec les grains 53 0?, prononcée 200. neb, est mise pour l'or. O D'autres groupes, qui 86 mettent pour l'or aux basses époques, sont encore plus . . \ . , CO, . .
étonnants, car ils nous conduisent à des mots absolument différents : TRES suui, Qui par-
fois prend pour déterminatif le signe de l'or, NA | % 5, TT: neb (?), d'où
. > > > / . % semblent sortir " 6] AN? par faute de transcription. Le groupe | TN מ \\ 000 =
| 1, | = dans les inscriptions d'Edfou n'est peut-être qu'une autre désignation de l'or; c'est le n2 des Hébreux. Depuis les Ptolémées, on aimait beaucoup 86 servir d'expressions rares et recherchées, aussi bien dans le choix 008 mots que dans 16 choix des signes, pour faire étalage de science: ce qui nous rend souvent l'explication difficile. Évidemment nous avons à faire ici non pas à des mots introduits plus tard d'une manière générale dans la langue, mais peut-être seulement à des synonymes, dont s'étaient servis les anciens poëtces. Ainsi sw pourrait nous ramener à la racine du Copte 681, 698 caimos, pulcher, le beau métal. Le deuxième groupe, dont la prononciation est incertaine, veut dire d'ordinaire ?/, et n’est inconnu que dans son application à l'or.
Dans les peintures, l'or nous est présenté sous beaucoup de formes différentes, reconnaissables à l'inscription et à la couleur. Il est figuré en monceaux!!: ce sont sans doute les pépites hrutes, telles qu'on les trouve dans les mines. En bourses !?, qui contenaient des grains débarrassés de la gangue, ou bien aussi des paillettes extraites par le lavage: c’est ainsi que les nègres le récoltent aujourd'hui dans le sable des ruisseaux encore sur le Nil Bleu cet l'appellent Tibber. Souvent encore en plaques, en barres ct en briques ', formes obtenues par la fusion; ou enfin en anneaux ', la forme la plus fréquente, surtont pour le pesage de l'or. Sous toutes ces formes il était ensuite renfermé dans
des cassettes et 0160086 dans 16 trésor ou dans la chambre à argent + La ca 16 per hat.
Dans son livre sur les monnaies, les mesures et les poids de l'Asie antérieure. J. BRanDis pense que les masses de métal mentionnées comme tribut dans les annales de
me eee הד Ps היה eee am
1; Aegypt. Zeitschr. 18570. p. 20. 2) Dümicuex, Recucil IV. 74, 2.
3) Rec. IV. 69,2. 71, 2. 53.2. et .א Tempelinschr. 1. 90, 15.
4) II. 24, 3. 42, 39. 5) Tempel-Inschr. 73, 2.
6) .אכ Rec. IV. 66, 2. 7) Ibid. IV. 69, 2.
8) DÜM. Kal. Inschr. 119, 4.
9) Ibid. 111,12. Rec. IV. 69, 2. 10, Ibid. 119,
11) .אטכ Ilist. Inschr, Taf. 32, 31 — voir notre pl. 1.
12; Ibid. PL 32 — PL IT. 13) Hoskins, Trav. in Ethiopia p. 330 pl. 11) Cuamr. Not. p. 508. 15) Denkm. III. 39 d.
16) Düm. Hist. Inschr. I. 30,
L'or. 5 |
Thoutmosis 111, à Karnak, avaient d’abord un poids Asiatique qu'on changeait plus tard en ten d'Égypte. Il tire cette conclusion de deux passages, d'après lesquels cent huit briques de cuivre raffiné pesaicnt 2040 fer, huit anneaux d'argent, 301 er, 8011 8 à la brique. À priori, il est assez invraisemblable que, débitant le cuivre en plaques ou en barres de cinq livres et demi, on donnât aux anneaux d'argent un poids de sept livres; et cela, quand on estimait les métaux précieux au point de les peser à 08-44 près. Si, pour un motif quelconque, on avait voulu fabriquer des poids en argent de pareille importance, on les aurait du moins évalués cn mines et donné à chacun d’eux une valeur exacte, six ou sept mines par exemple, mais non six mines ?/,. Aussi bien, l'inscription alléguée n’autorise nullement l'hypothèse suggérée par BRranpis. J'ai déjà expliqué ailleurs en la publiant! que la pierre est brisée au-dessus du 8, par suite,
|| qu'on pouvait intercaler dans [6 texte plusieurs dizaines ou plusicurs centaines à volonté:
il ny à dans le passage rien qui permette d'établir un calcul certain. Je ne saurais non plus prêter la main aux combinaisons qui ont pour objet de déduire des chiffres de Karnak la valeur d'un poids normal asiatique. Sans entrer dans le détail, je me bornerai à dire qu'en Égypte on n'employait pour peser les métaux précieux aucun poids supérieur au {en, tandis qu’en Asie on 86 servait de poids supérieurs au soixantième ou au quarante-cinquiéme de mine qui, si l'hypothèse de BRANDIS était juste, serait pris ici pour unité. On calculait soit par mines entières, les petites de 505 grammes [08 grandes de 1010, soit par talents de 30300 grammes: les deux manières se trouvent mentionnées souvent et comme chose usuelle dans les documents Hébreux et Assyriens. Si on devait réduire les nombres égyptiens en nombres asiatiques, les poids ainsi obtenus ne devraient pas se chiffrer par soixantiémes ou quarante-cinquièmes de mine, maïs bien par mines entières ; on n'aurait pas inscrit parmi les tributs des 7800, 6200, 1250 quarante-cinquièmes == 1737/, 1371/,, 277/, mines?, ou des 780, 185, 550 soixantièmes == 13, 8!/,, 9!/, mines, mais 180, 140, 30, 12, 5, 10 mines. Personne ne trouvera extraordinaire que pour arrondir les sommes on ait ajouté des dixièmes ou parfois «même des cinquièmes d'unités, quand BRaAnDis® avoue que le poids du soixantième de mine oscille entre 96735 et 85415. . Il me semble que les peuples vaincus devaient donner 16 plus qu'ils pouvaient et sous ' n'importe quelle forme, afin de satisfaire aux exigences égyptiennes: les métaux précieux venaient, partie sous forme de vases ou d'objets d'art, partie sous forme de briques, de plaques, d’anneaux ou de poudre. C'était seulement en mettant les raretés de coté pour le trésor qu'on s'inquiétait de les peser. | Nous pouvons maintenant retrouver la plupart de ces formes dans les inscriptions.
9 ---4 - 0 D @ - L'or en 00780689 6 | ' = == 0 + pub m-ärefu, | יל \ == À 5 nu aref-u, א ס 0 0 !וו --% 0ס ס 0 . D D" me D - .
de la racine =, 5, <= 9 006/ en 020066 ,קש op, renfermer, tenir serré. Ke Ke Ke
0 | אוו 7 31h 08- L'or en anneaux 000 א 0 nub-m-ses-u, a été rapproché du Copte worur,
1) Auswahl, XII, 26. 2) BRANDIS, p. 29.
3) Id. ibid. 4) DÜMicHEN, Hist. Inschr. XXXIV. 5) Denkm. IIL 118. 6, .אטכ Kal. Inschr. 400. 3.
7) Ausw. 211. 31, 51. Denkm. III. 32, 29.
| ו battant de porte den temples étaient aussi en électrum ou recouverts de 6 métal, comme ceux que Ramsès ]] offre à Osiris dans le temple d’Abydos !.
L'électrum ne rencontre À peu près exclusivement aux temps anciens, ce qui n'est peut être pus l'effet du hasard. Nous [68 Phammétik il n’y en a presque plus de traces: néon la trouva dunx un pansage du Todtenburh (e. 15, 9), c'est seulement tradition des .אוןווויו! אווהוןיווווו Da même pour lo titre de Hathor à Philae «Electrum des déesses», où où atlendrall “nrgontn: )אי pout-0tre un legs de l'antiquité.
Leon prouédén pour xépurer l'argent de l'or ct l'or de l'argent étaient devenus avec la אוןוווו plu connux ot plun faciles: |[אאטה l'alliage fut-il employé de moins en moins et fuit pur dovantr un tormo minéralogiquo assez arbitraire. Il en est de même aujourd'hui Où lon lndraloginton n'appollont pas soulemont l'or qui contient de 20 à 500% d'argent, éloutrun où urgout-or, main aunai l'argont qui contient de 20 à 500/, d'or, or-argent. On ue donnait pan an bronte ot an laiton don noms spéciaux, bien que les propriétès de ces אטאָהו|וא nalent diférenten nolon lon proportions des métaux qu'ils renferment: si l’on donne nu non npéelal à l'éloctrum, lon raisons de ce fait doivent être cherchées dans lhi- טו| )א da ln métallurgie ot de non développements.
À 0 4 . צּ חק 40/4 גת l'argont, apyupos, argentum.
Canne dun lo gruoupe de l'électrum, le signe de l'or est déterminatif dans le groupe de l'ammout 0) ue doit pas se prononcer: le Copte ne donne que 95+. ₪ Le gupe aiguitait duband «ur dlanes eest ainsi qu'Hérodote appelait l'électrum): car / LA: Ii veut dite de olair, le brillants ef. 62105, &propost. Les deux métaux nobles, |\ ot l'argent, qui d'ailleurs se trouvaient le plus souvent mélangés. pouvaient à l'origine parait ne fumer qu'une seule substance présentant des nuances différentes.
AU tome des Gex et des Romains, l'argent est souvent desisné par un aatre nom
0 ar Ce): Lo sigue M est polrpluwe., et se remevontre are les pronvn-
ts FUN “à. vx | וקש תו = == M: ₪ הרט א Diet. p 1253
dt max a divers | >|ט| et % eut pour ו וא du Gree :-געאי-23 le RE surtt catrauriaue :אטאט %ש ul daus גל laurue Éxyptienne. Pour le mo- WU, ous devous bar ₪8 saispents ₪3 questuu de savuir sk groupe duit & bre she אש ₪ a. cit dernière lecture se trouve pourtant confirme Jun à un certain puit par 6% LC Line? où \1 ₪4 dt :בא ON >> = 1 nf 4 שו qe Your 1 27 du. Jui le את tappurt le pars de pme ave sua arvent puer