‹ Les métaux dans les inscriptions égyptiennesChapitre 7 sur 121 · פיי. י‎ PS CN É · texte numérisé non relu

פיי. י‎ PS CN É

le pays par excellence du yesteb. Il est toujours cité dans les listes des pays d'où les

Égyptiens tiraient leurs minéraux précieux. Une fois seulement je trouve le lieu Teflel® remplacé par 8 אק‎ mA 7 yentset, que 2200801 * incline, non sans raison, à placer dans

la Palestine, car on en tirait aussi le bois de l'arbre 229. C'était peut-être le lieu d'envoi pour la Palestine du gesteb de Scythie. |

Dans Théophraste, la troisième espèce 66 6% . est le Chypriote. Chypre avait été de tous temps le pays du cuivre par excellence et nous a légué le nom de ce métal. Il est difficile d'admettre qu'on trouvât en Chypre le vrai lapis lazuli, qui n'a rien de commun avec le cuivre, ni la composition, ni la couleur: les anciens nous l’auraient dit, et du reste on ne le trouve pas sur l'ile aujourd’hui. Nous devons donc comprendre, sous le nom de lapis de Chypre, le minerai de cuivre et la couleur faite avec le verre coloré au moyen de ce métal. Le xvavos dont Théophraste dit qu'on le trouvait dans les mines de cuivre ($ 58), est le xuavos de Chypre. Dans le passage principal que nous * avons cité plus haut, il ne le nomme pas spécialement, comme 16 xéavos d'Égypte et de Scythie, sans doute parceque le sxsvasrèç Égyptien à l'état brut n’était autre chose que le xdavos de Chypre. Quand on pulvérisait ce dernier sans le brûler, il donnait une couleur peu coûteuse, mais qui passait vite et qu'on employait peu. Le même passage dit expressément qu'on l’exportait aussi sans être brûlé. Comme il y avait des minerais de cuivre non seulement à Chypre, mais dans beaucoup d’autres régions, bien qu'en moindre quantité et de qualité inférieure, nous ne devons pas nous étonner de voir les peuples du Sud et de l'Ouest apporter 10 aussi du xesbe en monceaux bleus, et en vases bleus de verre fondu ou de lire chez Aristote '1 qu'on trouvait le xovavos et la pusoxoAla dans l’île de Aruévnsos, c'est-à-dire à Chalkitis, dans la Propontide.. Cette île était très-riche en cuivre.

Nous avons trouvé aussi que les Égyptiens connaissaient le cobalt et en coloraient le verre. Théophraste semble opposer ce verre au xesbet à base de cuivre )6 31). Après avoir dit, au sujet du 00080066 (cornaline) et du Avyxoupioy semblable à l'ambre, que ces pierres se divisent en deux espèces, l’une claire et l’antre foncée, appelées mâle et ” femelle, il ajoute: le xoavos s'appelle tantôt mâle, tantôt femelle, le plus noir est le mâle. Quand il parle du xvavos sans le désigner plus expressément, il veut parler du 00906א‎ ordinaire d'Égypte sous forme de verre, et non pas du 200906 :adrogur< ou de Scythie, dont le vrai nom était samperpos. C'était surtout le cas ici, comme le prouve le 6 37, où il distingue le saxyetpos du xéavos äbbnv, car il dit: «le lapis lazuli ést sombre, sa couleur se rapproche de celle du xuavos äpprv». On ne peut dire qu'il s'agisse d’une espèce de

> | .אטכ‎ Rec. IV. 75,2. 71, 4. | 2) Ibid. 69, 4. 3) Ibid. 63, 5.

4) DÜM. 71, 4. 73, 4. 63, 5. 5) Ibid. 69, 4. :

6) On devrait penser à Tiflis, ou même à Tebris, villes au Sud de la Mer Caspienne et centres de commerce importants entre l'Asie de l'Est et de l'Ouest, si on pouvait prouver une ancienne origine pour ces villes et l'identité de l’une ou de l'autre avec le Tephlis de Cedrenos, près de la Médie, ou avec la Tephrikô du même, près de. l'Arménie.

7) 1. 1. 73, 4. 8) Geogrsphie, III. p. 2. 9) .אטע‎ Hist. Inschr. IL 56. 10) Hosxins p. 330.

11) De mirab. auscult. 58.

XEsBET. 33

lapis lazuli plus claire ou plus sombre, quoiqu'il soit généralement plus ou ‘moins piqué de quartz, et en paraisse plus ou moins foncé. On ne voit pas non plus pourquoi Théophraste affirme que le xoavos Égyptien, autrement dit la poudre de verre bleu, vaut mieux pour les teintes sombres, et le Scythique, c'est-à-dire le vrai lapis lazuli, pour les teintes claires, car il est question en ce passage de couleurs et non pas de pierres précieuses. On ne voit pas davantage pourquoi, immédiatement après )6 55), il dit que les marchands de couleurs savaient fabriquer quatre teintes différentes, sombres et claires. Il semble bien plus exact au contraire d'admettre, que le verre teint au moyen du cobalt, car il ne peut s'agir ici que de verre, était appelé mâle, tandisque le verre teint au moyen du cuivre était appelé femelle. En effet, les deux diffèrent à l'oeil nu. Le cobalt teint toujours en bleu très-foncé, et communique au verre un bleu profond, semblable au saphir ou au vrai lapis lazuli pur et qui n'est pas piqué de quartz: les deux substances peuvent à peine être distinguées l’une de l'autre, surtout quand le verre est opaque et sous forme de petits amulettes, comme c’est le cas au musée de Berlin. Le hleu de cuivre passe au bleu clair, et, de là, au bleu turquoise avec tendance au vert: ses teintes, même les plus sombres ne peuvent jamais déguiser leur origine. Si nous avons trouvé seulement du bleu de cuivre, et non pas du bleu de cobalt dans les couleurs des fresques, cela vient sans doute de ce que les minerais de cobalt dont on se sert pour teindre étaient peu connus. Le précieux verre de cobalt fut donc employé plutôt pour la fabrication d’amulettes et de perles. Ainsi toutes les données de Théophraste concordent avec celles des monuments Égyptiens et s'éclaircissent par la comparaison. Les erreurs de Pline doivent être rectifiées de temps en temps, comme nous l'avons déjà fait en partie: sous le nom de «sapphirus» 1 désigne aussi [6 lapis lazuli, puisqu'il mentionne les petits points d’or ! et l’origine orientale du produit. Ce qu'il dit du cyanus? a été simplement emprunté à Théophraste, qu'il n’a pas bien compris dans cet endroit. Il ajoute au sujet du sapphirus: «On en trouve chez les 116068 d'excellents, «mais qui ne sont jamais transparents et qui ne se prêtent pas bien à la gravure, à cause «des noyaux de cristaux qu'ils renferment.» Ce renseignement, il l’'emprunte à une autre source, dans laquelle on donnait au -lapis lazuli la 116616 pour patrie, c'est-à-dire, pour pays d'intermédiaire, au lieu de la Scythie, comme les Égyptiens faisaient pour Babylone. Souvent en effet des granulations de Feldspath s'opposent à ce qu’on donne au lapis lazuli une taille fine, mais Pline ignorait qu'on s'en servait beaucoup en Égypte pour des travaux trèsélégants. Enfin il ajoute: «Celles des pierres qui sont bleu de mer passent pour être mâles». Le phrase est encore empruntée à Théophraste, mais Pline a tort de la rapporter au vrai lapis lazuli, quand il s’agit du verre fondu, teint en bleu. En somme, nous croyons 16 ce qu'il dit au sujet de cette pierre a été maladroitement ‘emprunté à des sources Grecqnes. Le vrai nom Latin pour xvavos est caeruleum, dont il s'occupe en d’autres endroits, sans mentionner alors le cyanos ou le sapphirus, quoique tout ce qu'il en dise dérive indirectement de Théophraste: «Dans les minerais d'or et d'argent se produisent deux couleurs, l’or- «piment et [6 caerulenm. Le caeruleum est en poudre. Il y en avait trois espèces: l'É- «gyptien, le meilleur de tous: le Scythique, qui se dissout facilement, et fournit quatre couleurs par le broiement, l’une plus claire, l’autre plus sombre, l’une plus épaisse, l’autre «plus tenue. On préfère même à celui-ei le Chypriote». Tout est encore pris à Théophraste :

44 VEsBET.

seulement, en parlant des mines, Pline néglige de mentionner les mines de cuivre où l'an trouvait le caeruleum de Chypre. Les trois espèces, qu'il a renversées en- parlant du cyanos, il les donne ici dans l'ordre exact de Théophraste, mais, au sujet de la dernière, il ajoute, contre l'intention de Théophraste, qu’elle est préférée à la Scythique. Il continue: «fl y a de plus le çaeruleum 06 Pouzzoles et celui d'Espagne, car là aussi on s’est mis à fabriquer cette poudre». Il passe alors à la préparation des couleurs de son temps et aux différents prix, ce qui n’a rien à faire ici.

Si nous résumons les résultats auxquels nous sommes arrivés au sujet du 4 des Hiéroglyphes, nous trouverons ce qui suit :

1°. Le mot désigne à l’origine le lapis lazuli, qu’on importait, comme aujourd’hui encore, de l'extrême Orient, par la Médie à Babylone, où il recevait son nom et l'emportait avec lui jusqu’en Égypte. Ici, an s’en servait pour faire de petits amulettes. On le distingue dans les inscriptions par le nom de ,6800/ en mä, ou «vrai 2082042, et la qualité supérieure, de xesbet nofre en Babero, «bon 46920) de Babylone», ou bien encore par le nom d'un lieu inconnu, xesbet en Teflel, agesbet de la ville ou du pays de Teflel».

On le pèse, en partie saus la forme de morceaux extraordinairement grands, eu partie concassé et préparé pour la fabrication du bleu d'outre-mer. Le poids dont on se sert est le ex, comme pour l'or, l'argent et les autres substances précieuses. On le représente sur les monuments, rassemblé en monceaux, ou bien encore, renfermé dans des bourses. Les Grecs l’appelaient, d'un nom probablement Sémitique, le 00081006 semé d’or, et, comme bleu d'outre-mer, le xuüavos autogurc, on 400006 Zxudixos. Les Romains l'appelaient aussi, comme pierre, sapphirus, et comme couleur, caeruleum Scythicum.

20. Le yesbet désigne le sulfate bleu de cuivre, qui se rencontre en cristaux ou sous forme de poudre terreuse près des minerais de cuivre: on le trouvait surtout à Chypre. De ce bleu de cuivre, qui ne se prêtait guëres à la taille d’amulettes, on pouvait obtenir, par la pulvérisation, une belle couleur bleue, mais de peu de durée. QUENSTADT! dit: «Autrefois la confection du bleu de mine par des cristaux était très-importante, car on n'avait aucune autre belle couleur 010065. C’est le xoavos Komptos de Théophraste, le caeruleum Cyprium des Romains. Il servait surtout, comme d’autres minerais de cuivre, à la confection du verre bleu.

3. Xesbet signifie toutes les espèces d'émaux 01 de verre bleu fondu, ainsi que la couleur bleue pulvérisée qu’on préparait au moyen de ce verre. Par ce procédé, le bleu de cuivre, autrement trés changeant, devenait fort durable, et se prêtait à remplacer le bleu d’outre-mer, fait de vrai lapis lazuli. Dans les annales Égyptiennes, on nommait le vieux roi à qui on attribuait cette invention si importante. Elle remontait jusqu'aux premiers temps de FPancien Empire. Dans les inscriptions, ce verre fondu est désigné expressément sous ke nom de 168007 irit, «xesbet artificiel», en opposition avec 6 7 en ma, «le vrai gesbets. Dans les peintures, il apparaît en forme de briques, qu'on gardait à côté du vrai gesbet dans les trésors. On n'imitait pas seulement la couleur du lapis lazuli; la pierre elle-même était imitée au moyen de verre bleu, et on fabriquait, par la fusion ou par la taille, beaucoup d'amulettes et d'objets de parure. Plus fréquemment, on revêtait d’une couverte des objeta de glaise et de pierre. Théophraste appelle ce verre

1) Mineral. p. 406.

MAFEK. 35

xvuvos yutoç, Où bien aussi rerupwuévos, en opposition avec le vrai lapis de cuivre qu'il appelle 4009066 &rupos. Comme on avait fait cette invention chez les Égyptiens où on avait le plus besoin de s’en servir, on appelait ce verre et la couleur qu'on en tirait xvavos Aiyontios, chez les Romains, caeruleum Aegyptium. On avait appris à préparer cet émail en Phénicie et en Assyrie; aussi, dans le tribut des Assyriens, sous Thoutmosis III le 26526) artificiel apparaît à côté du vrai xesbet, et Théophraste a pu tirer des annales Égyptiennes la mention de ce fait, que les Phéniciens envoyaient en Égypte du 26956, en partie non brûlé, c’est-à-dire de Chypre, en partie brûlé. Bien que le cuivre servit généralement de matière colorante, on a signalé תג‎ certain nombre de petits amulettes de grandeur très-différente et de formes variées, dont la couleur bleue-foncée provient d'un mélange de cobalt. Les nuances qui en résultent sont distinguées chez Théophraste par les expressions äppnv et 06 , itias et femina chez Pline.

Ke: mafek.

suapayôos, ypuooxokla; smaragdus, molochites, chrysocolla: l'érmeraude, la malachite, le vert de cuivre; le vétre de couleur verte; les couleurs vertes.

Le mafek est toujours mis en relation avec le 466260, comme dans l'Ancien Testament 16 saphir et l’'émeraude: «Jérusalem sera bâtie de saphir et d’émeraude» (Tobie, 13, 16). Cela seul suffirait 8 nous faire conclure que ce sont des substances à peu prés semblables. Le nom même du mafek se rattache à celui du Yesbet en ce qu’il est féminin et désigne une pierre plutôt qu'un métal. La plus ancienne orthographe, que nous trou-

vons sur les rochers de Ouadi Maghara et de Sarbout el yadem, est constamment À - 1 ₪

mefke-t ou א%‎ LJO 2 mefaket. Le bras est mis plus tard en ligatute avec 16 ,מל‎

“© 3, K 24 Ilne doit pas se lire ici 2 comme le prouvent les A 000 D CA M | variantes 17707770 Xe 06, Il est en déterminatif phonétique de K mis *=- 000 DT AO pour as?

Comme pour les minéraux précédents, de temps en temps, à Fépoque Ptolémaïque, on employait un autre mot קש א שש‎ 265 sans raison à nous connue. Le déterminatif de la pierre se trouve ici, corme תמא‎ époques les plus anciennes, à côté de celui des trois grains.

Le mafek était vert. Un monceau de cette substance, avee l'inscription וי‎ LI 4 est peint dans les tombeaux de ‘Fhèbes déjà mentionnés ז4‎ souvent. CHAMPOLLtON (T. I, p. 509), dans ses Notices, dit expressément: «grande corbeille pleine d’une masse verte»,

1) Denkm. 11. 116 a. 137 c. d. f.

2) Denkm. 11. 137 =. g. À.

3) Todtb. c. 39, 13. 109, 3. Düm. Rec. IV. 9.

4) Todtb. c. 80, 7 et temps des Psametik.

6) Denkm. 11. 1276. Düm. Rec. IV. 21, 126 .א‎

7) La raison en était de distinguer le sun me, ma, come dans ma, donner, du son em, aa, 8) Düxm. Rec. IV. 33, 3. 9) Ibid. 75, 6,

36 MAFEK.

quoique chez HoskiNs, le monccau soit peint en bleu, par une erreur facile à comprendre: l'inscription, entièrement omise, se retrouve dans WILKINSON. C'est pourquoi au Todtenbuch\ un arbre, auquel arrive le défunt, est dit de mañfeé:

A ,9 "un אאא‎ x

©. S 8 AU) 1 a 660

Je connais cet arbre en mafek.

Dans un autre endroit? on parle d'un bassin d’eau couleur mafek. Je ne trouve mentionnés nulle part des amulettes de mafek: pourtant, il entre dans l'ornementation d'une harpe, faite d'argent, d'or, de gesbet, de mafek, ct de toute sorte de pierres précieuses ?.

Champollion prenait le mafek pour 16 cuivre et

la série habituelle, il croyait devoir trouver le fer avant le plomb, et le cuivre avant le

fer. (Ce qui semblait confirmer son opinion, c'est que la déesse locale du Sinaï, Hathor. cat appelée. sur les roches de Ouadi Maghara, sur les stèles de Sarbout el zadem!, et même, dans les inscriptions postérieures de Dendéra, maîtresse du mafek, et dame des pays à Wufek*: on sait que ג[‎ péninsule renferme beaucoup de cuivre et beaucoup d'anciennes mines de cuivre.

Mais, quand un Anglais. le major MACDONALD. trouva dans le Maghara., sur les murailles des gratter, de petites turquoises engagées dans le grès, BRUGsCHS crut que les anciens Égyptiens avaient exploité la turquoise en ce lieu, et traduisit mafek par turquoise. GENSLER? a essayé depuis de réfuter cette opinion. Il fait ressortir que MacnoxaLp lui-même déerit les très-petites tarquoises qu'il avait trouvées dans le Ouadi Maghara. comme étant à peu près sans usage: elles se décolorent après un court espace de temps. IL dit aussi que les vraies turquoises se trouvent. non pas dans le grès, mais dans l'ardoise à base de silice.

A ces raisons s'en ajoutent d'autres. Si on avait exploité la turquoise dans la péninsule avec assez de suite pour qu'il devint nécessaire d'envoyer des colonies d'Égypte dans ve désert. et cela. pendant de longs siècles. sous l'ancien Empire. depuis י=*\1 ב[‎ jusqu'à la XIliè® dynastie, et sous le nouvel Empire. pendant toute la durée des grandes dynasties Théhaines. où sont donc passées toutes les pierres précieuses qu'on a dû en retirer’ Ni le musée de Bern. ni le musée Britannique ne possèdent d'objets en tuarquoise, et. s'il s'en trouve dans d'autres musées. ce ne doit être qu'en bien petite quantité. La turquoise. qui meurt si vite. n'aurait eu aucune valeur pour les anciens Égyptiens. qui prètaient une grande importance à la durée de leurs couleurs. Du reste. la vraie turquoise. la seule qui soit estimée. est bleue: la couleur du mafe£ est le vert. et toutes les teintes bleues se rassemblent sous le nom de yeshef. xoavos.

Quand GEexxise cherche à prouver que mufel désigne le cuivre métallique ou le bronre. et revient ainsi à l'opinion de CHAMPULLIUN. je ne puis massocier à lui. Le mufek n'était pas un métal. mais une pierre ou un minerai: il prend de temps en temps

pour le fer, parce que, dans

Rec. 1 %. 3‏ .יאווח 3 4 e. 109. + re‏ ואד Deakm. Il. 15°. 3 Dix. Rec. 6. 4‏

Wanderung nach den Türkismises und der Sisai-Halbimel. Leips 166. p 66 et sui Aex. Leivwebr. IS p IS

.) de =

le déterminatif de la pierre am, n'est pas, comme les métaux, de genre masculin, mais de genre féminin, et correspond cncore au yesbet dans ces deux points. Il ressemble aussi au Yesbet en ce qu'il désigne souvent une couleur, le vert. Hathor n'est pas

seulement appelée «celle à couleur de yesteb» mais aussi «celle à couleur de mafek»

1 et גי‎ j | est encore dit 3 7 71 , de ciel Km. à -%( *%-- | 0 0-- = Ke. 000

est en fête (brillant), la terre est réjouie (verdissante}», ou bien encore ne NN MIT 9 — RS : 4, «le ciel 086 brillant (jaune), la terre est en joie (verte)». En effet, Hathor est souvent représentée en bleu, mais encore plus souvent en vert. Une belle tête d'Hathor revêtue d’un émail vert 86 trouve au British Museum 5.

Comme pour le yesbet, il y a un mafek vrai. A Dendéra, on mentionne sous un titre commun les huit minéraux précieux qu'on connaissait alors: "a — À

LE ->- . La . ₪ יא‎ , dat neb em ma m ran sen, «les vrais minéraux précieux avec leurs noms :

ANARAA LE MMM .

| l'or, 3 [6 vrai 7208070678 ס סס ס‎ III ססס‎ ' ס ם.... א‎ mm . La | l'argent 0 כ==‎ le vrai mafek sent, 0 0 eh, \שששש/א‎ AAANA .

ו‎ le vrai yesbet, MIT ב‎ le vrai /ehen, D 000 000 O 20 MM . © —#— ,אאא‎ .

01 Île vrai yenemen, = le vrai 68.

6 TO000 æ=> 000 000

Nous connaissons déjà le vrai xesbet et le vrai mafek. Les autres minéraux étaient aussi des pierres précieuses, car on n'imitait que celles-ci et non les métaux; on a d'ailleurs omis °° en ma, vrai, derrière [07 et l'argent. (Comme pour le lapis et pour lémerande, on ne devait les imiter qu'au moyen d'un verre coloré. Nous trouvons en effet dans les musées d'autres verres que le bleu et le vert: toutes les couleurs de la palette Égyptienne sont représentées sous forme de perles, de petits amulettes ou d’incrustations. Un examen spécifique des pierres précieuses Égyptiennes fausses ou vraies et de leurs contrefaçons en verre présenterait beaucoup d'intérêt. Ce n'est pas ici le lieu d'y entrer explicitement, je remarquerai seulement que ces pierres appelées vraies semblent avoir donné leur nom aux couleurs principales.

Le zenem ou xenemem' était rouge. C’est en rouge qu'on représente à Thèbes un

. . 2 90 / monceau de ces pierres. Il porte l'inscription 17: et se trouve à côté de monceaux AAA

jaunes, bleus cet verts, c'est à dire, d’or, de yesbet et de mafek. Il faut y reconnaître l'avüpat de Théophraste, le carbunculus de PLINE et probablement notre rubis, la plus précieuse parmi les pierres connues des anciens. (On mentionne certains amulettes

1) .אטכ‎ Tempel-Inscbr. II. 18, 17.

2) Dendéra. 3) 35008011, Dict. p. 604.

4) Düx. Hist. Inschr. 11. 57 4.

5) Gallery of antiquities sel. from the British Museum. Plate 11. n° 34. p. 21. 6) DÜüm. Rec. IV. 97.

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