INFLUENCE DE LA LUNE
tions, jusqu'à présent, très-incomplètes, qui ont pour but d'établir la probabilité de variations périodiques du temps, correspondantes aux diverses phases de la lune.
M. Arago, dans une dissertation* relative à l'influence de ces phases sur les phénomènes atmosphériques et sur le règne végétal, a établi les faits incontestables qui, en détruisant des erreurs accréditées, prouvent cependant que les notions vulgaires ne sont • pas toutes dépourvues de vérité. Basées sur des observations réelles, elles peuvent rendre de bons services, si elles ne deviennent pas plus nuisibles qu'u • tiles par la trop grande valeur qu'on leur accorde. M. de Gasparin dit très-bien à ce sujet : « Il y a des préjugés scientifiques comme il y a des préjugés populaires, mais dans aucun siècle les savants n'ont été plus disposés à renoncer aux leurs, à les soumettre de bonne foi au creuset de l'expérience et de l'observation, et le peuple lui-même ne tient plus avec la même ténacité à ses idées superstitieuses et se rend plus aisément à la voix de la raison. »
1. Annuaire du Bureau des longitudes, 1832, 1833. (Voir aussi dans les Annales hydrographiques, 1" trimestre 1864^ la Note sur la météorologie de Tamiral Fitz-Roy. )
MÉTÉOROLOGIE PPATIQUE.
Conférence de Bruxelles. — Service météorologique. — Instruments (Inobservations. — Météorologie télégraphique. — Ouragan du 2 décembre. — Signaux d'alarme. — Météorologie agricole. — Association pour Tavancement de la météorologie.
Conférence de Bruxelles.
L'amiral Fitz-Roy a réuni, dans un excellent ouvrage *, les notions les plus usuelles de météorologie, et fait connaître les combinaisons récemment adoptées dans les principaux observatoires de l'Europe et des États- Unis pour arriver à donner, soit journellement, soit à l'approche des tempêtes, des prévisions rationnelles du temps. Nous avons résumé, avec d'assez grands détails^, ce qui a été fait jusqu'ici pour atteindre cet important résultat, et nous avons montré, par^ une énumération des services déjà rendus, tout ce qu'on
1. Le Lime du temps j Manuel de météorologie pratique, par Tamiral Fitz-Roy. Londres, 1863, seconde édition. 2» Les Tempêtes. Un vol. in- 18. Colleclion Helzel.
pouvait encore espérer, dans un avenir prochain. En revenant succinctement ici sur le même sujet, nous sommes heureux de pouvoir constater les rapides progrès réalisés depuis l'organisation du service météoro^ logique à l'Observatoire impérial, progrès qui ne peuvent laisser aucun doute sur le rang que la météorologie est appelée à prendre parmi les sciences les plus utiles, les plus propres à seconder Thomme dans ses travaux, en lui donnant une plus juste idée de l'ordre universel.
C'est à un savant officier de la marine des États- Unis, le commandant Maury, qu'on doit la première idée de la grande association qui doit unir les nations les plus avancées dans un même système d'observations météorologiques, et qui embrasserait le globe entier, ou du moins toutes les régions dans lesquelles peuvent aujourd'hui pénétrer les lumières de la science et de la civilisation.
Une conférence, où étaient représentés les principaux États européens, se réunit à Bruxelles en 1853, sous la présidence de M. Quetelet, directeur de l'Observatoire royal à Bruxelles, afin de s'entendre, comme nous l'avons déjà dit, sur l'adoption d'un plan uniforme d'observations à la mer. Maury, directeur de l'Observatoire national à Washington, y représentait son gouvernement. Nous citerons l'extrait suivant d'un di^;cours dans lequel il exposait à l'assemblée l'objet th; sa mission.
ce La proposition à la suite de laquelle le gouvci moment américain a cru devoir provoquer la présente réunion, émane du gouvernement anglais; elle consiste dans la communication d'un projet dressé par h- capitaine Henri James, du corps royal du génie, p.-îr (..rdrc