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CONFÉRENCE DE BRUXELLES

du général sir John Burgoyne, inspecteur général des fortifications, et auquel le gouvernement des États- Unis fut invité à prendre part.

« Dix-neuf stations ont été établies par l'Angleteri^ d'après un système uniforme, et les observations ont été mises sous la direction immédiate de Tofficier du génie commandant dans chacune de ces stations.

« Le gouvernement américain accueillit la proposition du gouvernement anglais, et, sous condition d'étendre le plan d'observations à la mer et de le rendre universel, il promit sa coopération. Je fus alors chargé de me mettre en rapport avec les armateurs et les capitaines de la marine militaire et marchande, pour Texécution du plan.

« C'est à l'aide de renseignements puisés dans plus de mille journaux, que j'ai été mis à même de dresser les cartes des routes, des vents et des courants qui ont été publiées jusqu'à ce jour.

ce Pour donner plus d'extension encore aux observations nautiques, le gouvernement des États-Unis a décidé qu'un appel serait fait à toutes les nations maritimes, pour les engager à adopter un modèle uniforme de journal de bord.

« Le but de notre réunion est donc de nous mettre d'accord sur un mode uniforme d'observations nautiques et météorologiques qui seraient faites à la mer. Déjà je dois à l'obligeance d'un des membres présents, M. Jansen, lieutenant de la marine des Pays-Bas, la communication d'un extrait de journal tenu à bord d'un navire de guerre néerlandais, et qu'on peut citer comme un exemple de ce qu'on peut attendre d'observateurs soigneux et habiles. Pour régulariser l'émission des cartes que le gouvernement américain offre

gratuitement aux capitaines, je dois exprimer le vœu que, dans chaque pays, une personne soit désignée par le gouvernement pour recueillir et réunir les extraits de journaux dont j'ai eu l'honneur de vous entretenir. C'est par son intermédiaire que les cartes parviendront aux intéressés. »

Nous n'avons pas ici à énumérer, comme nous l'avons fait dans un livre plus spécial*, les différentes résolutions prises par la conférence. Mais nous croyons juste de rappeler quel a été le point de départ des recherches .qui, depuis, se sont si largement étendues, et qui ont été, pour la météorologie, la source d'un important progrès, en même temps qu'elles développaient les heureuses tendances de la chrétienté vers l'association, c'est-à-dire vers la concorde.

Le bureau météorologique d'Utrecht, placé sous la direction d'un savant professeur, M. Buys Ballot, et institué pour centraliser les observations faites par la marine hollandaise, fut, en Europe, le premier établissement coopérant à l'œuvre de Maury. Le lieutenant Jansen, officier distingué, qui, dès l'origine, s'était attaché avec le zèle le plus intelligent au nouveau système de recherches poursuivi sur l'Océan, faisait partie de ce bureau.

La Belgique, la Suède, la Norvège et le Danemark, le Portugal, l'Espagne, la ville libre de Hambourg et la république de Brème suivirent bientôt l'exemple donné par la Hollande. Le gouvernement britannique fut aussi un des premiers qui établit un bureau chargé de coordonner et de discuter les observations recueil-

1. Les Phcnomcnes de la mer et de Vatmosphêrc {Bibliothèque utile). V édition. Libraiiic Pagiicire.

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