Cours de météorologie^ traduit et annoté par Ch. Marlins
élevée, selon que les affluents qu'ils reçoivent proviennent ou non de la région des neiges étemelles.
Les brouillards se forment aussi dans des circonstances qui ne sont ditiérentes qu'en apparence ; par exemple, au moment du dégel, quand Tair, chargé d*humidité, se mêle à Tair plus froid qui est en contact avec la glace dont les eaux sont encore couvertes. La même cause produit les brouillards d'été, sur les rivières, surtout après les pluies d'orage.
Infla«noe des oonrants marins.
Les courants marins à température élevée, tels que le Gulf-stream, amènent de fréquents brouillards sur les côtes plus froides qu'ils baignent. Les brumes épaisses de Terre-Neuve et des Iles-Britanniques proviennent de cette influence, qu'on a pu constater en d'autres régions, aux îles Aléoutiennes, par exemple, placées sur la grand route du courant tiède, analogue au Gulf-stream, qui traverse le Pacifique nord.
Le lieutenant de Haven, de la marine des États- Unis, pendant son expédition à la recherche de sir John Franklin, aperçut à l'extrémité nord du canal de Wellington un épais banc de brume, immobile et flottant, un ciel d'eau (watervsky) s' élevant, selon toute apparence, au-dessus de la mer polaire, découverte en 1854 par le docteur Kane, et dont les eaux libres sont attiédies par le courant sous- marin dont on a pu constater l'existence dans le détroit de Davis.
BroidUards extraordinaires.
Les brouillards ont quelquefois une étendue et une densité extraordinaire. En 1821 et 1822 on observa