INFLUENCE DES FORÊTS
tant de Cartago. Ayant obtenu le titre de Capitan poblador pour fonder un village à la Balsa, au pied de la chaîne du Quindin, il commença par établir une plantation de cacaotiers. Pendant les dix premières années, les récoltes furent à peu près nulles, les pluies étant trop fréquentes. L'hacienda (la ferme) ne commença à devenir productive que lorsque les habitants de la Balsa furent ia^sez nombreux pour que le défrichement prît une extension considérable ; le soleil pouvait alors mûrir le cacao. Vers 1816, les circonstances politiques firent émigrer la majeure partie des habitants ; il ne resta plus que les -nègres de Thacienda. Six ans après , les champs environnants étaient déjà transformés en forêts ; la récolte diminua de plus en plus ; enfin, en 18(27 , lorsque je passai à la Balsa, il y avait trois ans qu'on ne recueillait plus de cacao. »
Adouoisseznent des climats.
Les nuages, en se résolvant en pluie, restituent à l'atmosphère toute la chaleur qui a servi à leur formation. Chacun a pu observer l'adoucissement de la température après une averse de quelque durée. Cette circonstance influe puissamment sur les climats des hautes latitudes, surtout dans l'hémisphère sud , où les contre-alizés du nord- ouest condensent leurs abondantes vapeurs. On a constaté que, relativement à leur position, les îles Shetland du sud n'ont pas des hivers très-froids; et cela provient, sans doute, de la grande quantité de chaleur dégagée pendant les pluies.
La quantité d'eau tombée sur le versant occidental des Andes patagoniennes qui, d'après l'amiral Fitz- Roy, atteint plus de quatre mètres en quarante jours.
donne aux vents d'ouest qui descendent sur l'autre versant une remarquable chaleur; et c'est à eux, aussi bien qu'à un faible courant océanique, qu'on doit attribuer le climat extraordinaire des lies Falkland. Ces îles se trouvent à la latitude correspondante aux rudes régions du Labrador, et cependant les troupeaux y passent l'hiver en plein air au milieu de beaux pâturages. — Dans TAmérique du Nord, à la base et sur les pentes des montagnes Rocheuses, où le Missouri prend sa source, on observe un phénomène dû à la chaleur dégagée par la grande condensation qui s'opère au moment où les vents d'ouest du* Pacifique rencontrept les sommets de la chaîne. En hiver, la navigation est ouverte dans le haut du fleuve, pendant que, dans les régions plus basses , il est entièrement glacé. On jouit, à une assez grande hauteur, d une température printanière, et la contrée est couverte d'une riche verdure, au même moment où dans les plaines éloignées règne un froid rigoureux.
Formes de la neige.
Si un courant d'air très -froid pénètre subitement dans un appartement chaud rempli de vapeur aqueuse, il peut produire de la neige. On raconte qu'à Saint- Pétersbourg, dans une nombreuse réunion, le panneau d'une fenêtre ayant été brisé par accident, un tourbillon de vent s'engouffra par l'ouverture et congela lavapeur, qu'on vit tomber aussitôt sur les personnel présentes sous la forme de flocons de neige. Des effets analogues ont été observés dans la Sibérie et dans la- Nouvelle-Zemble.
Dès que la température des nuages descend au- des-