PHÉNOMÈNES GLACIAIRES
Météorologie des glaciers. — Lear formation. — Glaciers de Grindelwald et de Farca. — Cirqaes. — Névé. — Moraines. — Mouvement des glaciers. — Glaciers primitifs. — Glaciers polaires. — Variations des saisons et des climats.
Météorologie des glaciers. — Leur formation.
Nous avons déjà parlé de la favorable influence des glaciers sur la hauteur moyenne des cours d*eau, pendant chaque saison. Dans une remarquable note de la Météorologie de Kaemtz, un de nos savants professeurs, M. Gh. Martins, examine sommairement l'influence de la température et des météores aqueux sur ces fleuves solides, issus de la région des neiges éternelles, et qui descendent lentement dans les plaines, au milieu des forêts et des champs cultivés.
ce Si nous examinons, dit M. Gh. Martins, sous un point de vue purement météorologique les phénomènes que présentent les glaciers, nous verrons qu'il n'est point téméraire de soutenir qu'il viendra un temps où Ton pourra conclure des modifications d'un glacier à
celles de Tatmosphère et vice versa. Mais pour établir ainsi d*une manière positive le lien qui unit la météorologie et la physique du globe, il est à désirer que Ton fasse de longues séries d'observations météorologiques dans le voisinage des glaciers, afin de metti*e en rapport les deux ordres de phénomènes. »
Avant de faire connaître quelques-unes des modifi* cations indiquées dans ce passage, nous devons nous arrêter brièvement sur la formation des glaciers, qui est le point de départ des observations recommandées par M. Gh. Marlins.
Lorsque pendant l'été les nuages se dissipent, après les pluies d'orage qui tombent dans la plaine, on voit les sommets des montagnes blanchis par une neige récente, qui fond très-vite sous le soleil, mais qui reste sur les plus hautes cimes, dans la région des neiges éternelles^ jusqu'à une limite inférieure variable suivant la contrée et l'exposition. Cette limite, tracée sur une chaîne étendue, paraît à peu près horizontale; mais sur certains points, dans le fond des vallées, on voit les glaciers descendre, comme des traînées blanches, jusque dans la plaine. Georges Altmann, dans son Traité des montagnes glacées de la Suisse^ a donné la description suivante du glacier de Grindelwald, souvent exploré par les naturalistes.
Glaciers de Grlndel'wald et dô Furca.
« Le village de Grindelwald est situé dans une gorge de montagnes longue et étroite ; de là on commence à apercevoir le glacier, mais pour le voir dans toute son étendue il faut monter plus haut. On découvre alors un des plus beaux spectacles que l'on puisse imagi-