PÉRIODE GLACIAIRE
et ces variations sont en étroite relation avec la distribution de la chaleur sur le globe. C'est à ces causes toujours actives que M. Lyell attribue aussi « les principales révolutions de l'état météorologique de Tatmosphère, aux diverses époques géologiques*. ?>
La lutte des éléments, soumis, suivant les régions, aux influences de la chaleur et du froid, dut produire alors des bouleversements d'autant plus profonds que ces influences étaient plus puissantes et plus contraires, et laisser à la surface du globe l'empreinte profonde que la science nous découvre aujourd'hui. « Les phénomènes, dit M. Gh. Martins, sont restés les mêmes ; mais au lieu de ces manifestations gigantesques, caractère des époques géologiques antérieures à la nôtre, ils se renferment dans les limites d'action qui leur sont imposées par l'équilibre de la période de repos que l'apparition de l'homme a inaugurée sur la terre. ?>
Glaciers polaires.
La limite des neiges éternelles s'abaisse, on le comprend, depuis réquateur jusqu'aux pôles, depuis les glaciers des Cordillères qui recouvrent les volcans du Pérou, jusqu'à ceux du Spitzberg qui descendent au bord de la mer et remplissent le fond des baies. Ces derniers glaciers présentent une particularité remarquable. Sur la côte occidentale de l'île, baignée par une des branches du grand courant tiède de l'Atlantique, le Gulf-Stream, la mer dégèle pendant l'été, et fond la partie inférieure des glaciers, qui, avançant toujours, dépasse bientôt le rivage. On voit alors les