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Vie de Franklin

volant est lancé dans les airs par son fils, qui le retient par le cordon.de soie, tandis que lui-même, placé à quelque distance, l'observe avec anxiété. Pendant quelque temps, il n'aperçoit rien, et il craint de s'être trompé. Mais tout d'un coup les fils de la corde se roidissent, et la clef se charge : c'est l'électricité qui descend. Il court au cerf-volant, présente son doigt à la clef, reçoit une étincelle et ressent une forte commotion qui aurait pu le tuer et qui le transporte de joie.»

Par l'invention du paratonnerre, Franklin se proposa de détruire les effets des nuages orageux en leur fournissant une électricité contraire à la leur. Il arma les édifices de tiges métalliques terminées en pointes et communiquant avec le sol, par lesquelles Félectricité terrestre s'échappe vers le nuage superposé et le neutralise plus ou moins rapidement. On voit briller quelquefois sur ces pointes, pendant la nuit, de grandes aigrettes. Il peut se faire que le nuage ne soit pas suffisamment déchargé et que la foudre éclate entre lui et l'édifice. Mais elle tombe alors sur la tige de l'instrument, qu'un conducteur isolé unit au sol.

L'efficacité des paratonnerres est pleinement démontrée par la statistique. M. Snow Harris rapporte, par exemple, que dans le Devonshire six églises surmontéeë de clochers élevés ayant été frappées par la foudre, une seule, armée d'un paratonnerre, n'éprouva pas de dommage. L'église de Saint-Marc à Venise, le psdais Valentino à Turin, la tour de Sienne, où la foudre causait de fréquents dégâts, ont aussi été préservés par les paratonnerres.

Nous nous souvenons du terrible orage qui éclata sur la ville de Strasbourg, le 14 août 1833, à quatre heuses du soir. La tour de la cathédrale reçut trois coups

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