TOURBILLONS
Trombes. — Toarbillons électriques. — Tempêtes de poussière. — >• Trombes de mer. — Trombes terrestres. — Tornades. — Cyclones. — Ouragans.
Trombes.
ce Parmi les grands météores qui viennent troubler Tordre apparent et l'harmonie de la nature, parmi les grands phénomènes qui portent la terreur et la désolation où ils apparaissent, il en est un qui se fait remarquer par ses formes bizarres et gigantesques, par les forces étrangères auxquelles il paraît obéir, par les lois inconnues et en apparence contradictoires qui le règlent, enfin par les désastres qu^il occasionne. Ces désastres, sont eux-mêmes accompagnés de circonstances particulières si étranges, qu^on ne peut confondre leur cause avec les autres météores funestes àThumanité. Ce météore si menaçant, si extraordinaire et heureusement si rare dans nos contrées, est celui qu^on désigne d'une manière générale par le mot trombe^. »
1. Observations et recherches expérimentales sur les causes qui concourent à la formation des trombes, par A. Peltier.
Les tourbillons les moins violents et les moins dangereux sont ceux que produit la rencontre des vents contraires et qui n'ont pour cause que l'impulsion mécanique des forces mises en mouvement pendant les grandes agitations de l'atmosphère. On voit souvent des tourbillons semblables se former dans les pays montagneux, où le vent s'engouflFre dans les gorges, souffle dans des directions \ariables et parfois brusquement interrompues par les obstacles qui le détournent.
« J'ai souvent été témoin de ces phénomènes dans les Alpes, dit M. Kaemtz ; je me contenterai de relater en détail le fait suivant : Un vent du sud très-fort soufflait sur le sommet du Rigi, et les nuages qui passaient à une grande hauteur au-dessus de ma tête couraient dans la même direction. Le vent du nord soufflait à Zurich et montait le long du versant nord de la montagne. Quand il atteignit le sommet, de légères vapeurs se formèrent et semblaient chercher à passer par-dessus la crête ; mais le vent du sud les rejetant en arrière, elles montaient vers le nord sous un angle de 45 degrés et disparaissaient non loin du sommet. La lutte des deux vents contraires dura plusieurs heures. Un grand nombre de tourbillons se formèrent au point où les deux vents se rencontraient, et des voyageurs, qui du reste attachaient peu d'intérêt aux phénomènes météorologiques, furent frappés de ce singulier spectacle. »
Les tourbillons terribles qu'on rencontre surtout sous les tropiques ou qui accompagnent les grands jrages, s'élèvent souvent au milieu du calme, et sont probablement produits par les forces plus redoutal)les de l'électricité. Les nuages, suivant Peltier, sont la