‹ Les météoresChapitre 64 sur 117 · TORNADES · texte numérisé non relu

TORNADES

quelquefois des coups de vent rectilignes comme les pampères de l'Amérique du Sud et les grains arqués du détroit de Malacca « qui s'élèvent, dit Hors* burgh\ avec un arc noir de nuages montant rapidement de r horizon au zénith, et donnant à peine le temps de réduire la voilure. » Mais dans la plupart des cas, ces tornades sont de véritables « cyclones en miniature, » suivant la juste expression de Piddington.

a A l'approche d'une tornade, dit M. Hopkins dans son ouvrage sur les perturbations atmosphériques*, une masse épaisse de nuages se rassemble à Test et à l'horizon; elle est accompagnée de bruits fréquents, sourds, mais brefs, rappelant le rugissement de quelque animal sauvage. Ce banc de nuages couvre graduellement une partie de l'horizon et s'étend de là au zénith ; mais généralement, auparavant, un petit arc rayonnant et bien tranché paraît au bord de l'horizon et augmente graduellement. Bien avant qu'il atteigne le navire on entend le sifflement du vent, qui produit presque autant de bruit que le grondement du tonnerre lorsqu'il semble séparer violemment les nuages les uns des autres. La course du grain est distinctement marquée par la ligne d'écume qu'il soulève. »

La description suivante de M. Mingraden ' complète ces observations : « Lorsque la tornade se rapproche, on remarque que la pluie bouillonne en torrents, et que les éclairs partent des nuages avec une telle pro-

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