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ÉTOILES FILANTES

y a plus de dix siècles, des pluies d'étoiles filantes, à cette même date, pendant une longue série d'années. Dans nos contrées, la tradition populaire relative aux larmes de feu de saint Laurent, le jour de sa fête (10 août), indique, sous une forme légendaire, le retour périodique de ces essaims de météores. M. Herrick, cité par Arago*, rapporte aussi que « d'après une ancienne tradition répandue en Thessalie, au milieu des contrées montagneuses qui entourent le Pélion, le ciel s'entr'ouvre dans la nuit du 6 août, fête de la Transfiguration, et des flambeaux apparaissent à travers cette ouverture. »

Les recherches les plus récentes montrent, pour la plus grande partie de notre siècle, la constance du phénomène et sa visibilité sur le globe entier.

M. Quételet, dans un savant mémoire sur les Étoiles filantes de la période du 10 août 1863', reproduit la lettre suivante de sir John Herschel : « .... Quant à mon opinion sur ces phénomènes énigmatiques (c'està-dire par rapport à la question de leur origine extérieure ou intérieure à notre atmosphère), je ne pourrai qu'admettre la nécessité de leur attribuer une origine cosmique. Autrement je ne vois nulle part aucune explication tant soit peu admissible de la persistance d'année en année du même point de rayonnement par rapport anx autres — ni de la récurrence si régulière au même jour de l'année (10 août) — sinon parla rencontre, de la terre avec un anneau « de quelque chose » circulant autour du soleil. Sans doute cette explication laisse encore beaucoup à expliquer^ mais elle

i. Météores cosmiques.

2. Bulletin de l'Académie royale de Belgique, 2' série, i. XVI.

satisfait aux deux grandes conditions du problème, et ces deux grandes conditions sont les plus marquantes. Quant à leur grande élévation au-dessus de la terre, elle fait soupçonner une espèce d atmosphère supérieure à l'atmosphère aérienne, plus légère et pour ainsi dire plus ignée. »

L'important ouvrage de M. Quételet sur la Physique du globe^ publié en 1861, désigne ces deux couches atmosphériques de nature différente, par les noms d'atmosphère mobile j sujette à des variations de toute es-iphce^ei à' atmosphère immobile^ d'une densité très-faible, qui persiste dans un état de stabilité relative. « Cette atmosphère supérieure, favorable à Tinflammation et à Téclat des étoiles filantes, ne serait pas nécessairement de même nature et de même composition que Tatmosphère inférieure dans laquelle nous vivons. »

M. Quételet fait aussi remarquer que l'existence même des étoiles filantes conduit nécessairement à admettre que la hauteur de l'atmosphère doit être au moins trois à quatre fois plus élevée qu'on ne le suppose aujourd'hui.

Obscurcissement du soleil.

a Le disque du soleil, dit Arago*, s'obscurcit parfois momentanément , et la lumière s'affaiblit à te! point qu'on voit les étoiles en plein midi. M. de Humboldt rappelle avec raison qu'un phénomène de ce genre, qui ne peut s'expliquer ni par des brouillards, ni par des cendres volcaniques, eut lieu en 1547, vers.

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