‹ Les météoresChapitre 88 sur 117 · Revue germanique, mai · texte numérisé non relu

Revue germanique, mai

un grand bruit et des pierres se précipitèrent sur le sol à Cutro. Sementini trouva dans plusieurs échantillons de cette poussière la composition chimique ordinaire des aérolithes.

En novembre 1819, à Montréal et dans la partie septentrionale des États Unis, il tomba de la pluie et de la neige de couleur noire. Cette chute était accompagnée d un obscurcissement du ciel extraordinaire, de secousses analogues à celles ressenties pendant les tremblements de terre, de détonations et d'éclairs trèsforts. Quelques personnes ont attribué le phénomène à rincendie d'une forêt ; mais le bruit, les secousses et toutes les circonstances de cette apparition montrent que c'était un véritable météore.

Nous rapporterons encore une observation curieuse due au capitaine américain Gallam. Son navire se trouvait dans Tocéan Indien, au sud de Java, lorsqu'une pluie de petites pierres très-fines tomba subitement sur le pont, sans qu'aucun autre phénomène lui permît d'expliquer cette singulière circonstance. Il recueillit plusieurs fragments, et le commandant Maury, auquel il les remit à son retour en Amérique, les adressa à M. Ehrenberg, qui, à Taide d'un puissant microscope, reconnut que la matière de ces fragments avait été précédemment liquide et qu'elle s'était soHdifiée pendant sa chute. Elle présentait une complète ressemblance avec les résidus de la combustion d'un fil d'acier brûlant dans un flacon rempU d'oxygène, ce qui conduit à regarder les fragments comme des gouttelettes provenant de la surface incandescente d'un aérolithe qui avait passé au-dessus du navire.

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