OBSERVATIONS A LA MER
chent les endroits abrités, quand les cheminées fument, ou qu'en calme la fumée ne monte pas verticalement, c'est signe de mauvais temps.
<c Quand le temps est remarquablement clair à l'horizon, que des objets ordinairement invisibles se distinguent ou s'élèvent par la réfraction, on aura de la pluie, peut-être du vent.
a Un éclat extraordinaire des étoiles, le peu de netteté ou la multiplication apparente des cornes de la lune, les halos, des fragments d'arc-en-ciel sur des nuages détachés, indiquent que le vent augmentera ou que l'on aura de la pluie, jj
M. Marié -Davy, dans ses Instructions sur Vusage du baromètre pour la prévision du temps*, a donné le résultat d'un examen comparatif des cartes météorologiques de l'Observatoire, examen qui résume les connaissances acquises jusqu'à ce jour, au moyen de ces cartes, sur les mouvements de l'atmosphère à la surface de l'Europe. Ces instructions contiennent de très-intéressants détails sur la marche et le mouvement des tourbillons qui se produisent dans le grand courant aérien dont la direction générale exerce une influence prépondérante feur l'état météorologique de nos régions. Les marins, auxquels le travail de M. Marié-Davy est plus particulièrement destiné, y trouveront les plus utiles indications.
D'autres observations ont encore été recommandées par la Conférence internationale tenue à Bruxelles en 1853, sur l'invitation du gouvernement des États-Unis d'Amérique, à l'effet de s'entendre sur un système uni-
1. Bulletin de V Observatoire impérial f n" du 8 septembre 1864 et suivants.
forme d'observations météorologiques à la mer. Ainsi les orages et les tourbillons qui se produisent dans le voisinage des grands courants océaniques, la dérive des glaces flottantes, la rencontre au large des oiseaux de terre et des insectes, les pluies de poussière, les taches rouges ou blanches qui se remarquent souvent à la surface de la mer, le nombre et la direction des étoiles filantes, les aurores boréales, peuvent donner d'utiles indications sur la marche et la formation des phénomènes météoriques, qu'on ne pourra prévoir, avec un certain degré d'exactitude, qu'en s'attachant d'abord à recueillir et à coordonner les observations de toute nature relatives aux circonstances dans lesquelles ils se produisent.
Caractère des saisons et des années fatores.
On a cherché aussi à prévoir le caractère des saisons et des années futures. Mais Tinsufiisance des données sur lesquelles les pronostics étaient basés, a jusqu'à présent rendu ces tentatives à peu près vaines.
Toutefois, M. de Gasparin rapporte qu'en 1829, M. Hubert-Burnaud, d Yverdon, annonça un hiver rigoureux pour 1830, et le fait vérifia le pronostic : « Ce n'était pas une prophétie, dit M. Hubert, mais un calcul très-simple. Les vents du sud et sud-ouest ayant régné pendant six mois, je devais supposer que les vents du nord auraient leur tour. En second Ûeu, le soleil ayant été caché presque continuellement pendant les mois de juillet à octobre, il était naturel de penser que la terre serait refroidie à sa surface plus qu'elle ne l'est ordinairement. Cette circonstance, jointe à la présence des vents du nord, devait rendre l'hiver très-