WieiiAkad. Ber.,i. LXlï (janvier
MÉTËORITES. SS
M. L. Smith^ a donné une description détaillée d*un hydrocarbure sulfuré extrait pir lui des rognons graphitiques des fers météoriques soumis simplement à l'action dissol?ante de l'éther* Cette substance cristallise en aiguilles incolores, soiubles dans réiher et dans le sulfure de carbone. H. L. Smith a rencotitré le même corps cristallin, avec les composés carbonifères cités plus haut dans les météorites charbonneuses.
Le même chimiste mentionne également Texistence d*un corps, qui ne peut être ([u un suUhydrocarbure, dans le résidu laissé par la dissolution des fers météoriques par les hjdracides.
Quand ce résidu est entièrement sec, il est inodore ; mais si on le mouille et si on le dissout dans une petite quantité d*eau, il se développe une odeur forte d'otia fœtida; desséché de nouveau au bain-marie, il ne répand plus aucune odenr; Taddition d*un peu d*eau développe Todeur. Cette expérience peut se répéter douze fois sur la même matière; on n*est même jamais arrivé au point où Todenr devient imperceptible. Ces composés sulfurés sont en trop petite quantité ponrqu*on puisse établir leur véritable nature, mais on peut présumer qu*ils appartiennent à des matières telles que Thydrate sulfuré d*éthyle (C^H'S^) et le quinti- «olfnre d'éthyle (C*B«S»).
innt de ranger déGnitivement ces substances parmi les minéraux météoritiques il importera de s*assurer que les réactifs employés pour leur isolement n ont pas collaboré i leur production.
FERS NICKELES.
La masse générale des fers météoriques, quo Von peut désigner sous le nom de fer nickelé, consiste essentiellement en un alliage de fer et de nickel contenant des quantités variables et toujours très faibles de cobalt, de manganèse, de chrome, de cuivre, d*étain, d*aluminium, de magnésium, etc. Cette masse, loin d*étre homogène, résulte de la réunion en proportion variable de différentes substances, possédant des compositions parfaitement définies mais dont la réunion naturelle présente cependant un certain nombre de propriétés générales dont fétude n*est pas dénu^ d'intérêt.
Propriétés physiques, — Parmi ces propriétés qui sont plutôt du ressort de la physique, celles qui m*ont surtout arrêté sont relatives à la passivité du fer météorique. On sait déjà depuis longtemps que cerLiins fers météoriques n* opèrent pas la précipitation du cuivre dans la solutim ^ul uriijue duquel on les plonge* Cestpar exemple ce que M. Martius a constaté' poi:r le fer de Bemdcgo (Brésil) et M. Taylor' pour celui d*Octibbeha County (Mississipi). J*ai reconnu de mon côté la même propriété chez le fer de Charcas (Mexique) qui, comme les précédents, peut être qualiBé de naturellement passif*
i. Comptes rendue, t. XU!, p. 1042 (1876).